Au terme du 59ème Congrès de la FIFA, qui s'est tenu les 2 et 3 juin 2009 aux Bahamas, une conférence de presse a été donnée afin d'expliquer les décisions prises. La parole au Président de la FIFA Joseph S. Blatter et au Secrétaire général de la FIFA Jérôme Valcke...

Au sujet du Congrès
Joseph S. Blatter : Au sortir de ce Congrès, je peux dire que je suis un Président très heureux. Notre famille est unie dans sa façon de mettre les différents messages en application. Nous avons établi une déclaration visant à faire face aux problèmes et à les résoudre, car il existe toujours une solution.

Sur les 208 Associations membres, 205 étaient présentes. C'est véritablement impressionnant. Le Congrès s'est déroulé de façon très studieuse. Nous n'avons eu à déplorer aucun problème d'ordre ou de discipline. Cela montre bien que les membres de la FIFA sont conscients de leurs responsabilités. L'atmosphère a été calme, car chacun sentait que quelque chose d'important était en train de se passer. Nous étions réunis pour trois raisons : protéger le football, protéger les joueurs et renforcer la gouvernance du football.

Le professeur Jiri Dvorak, Médecin en chef de la FIFA, a démontré par le menu l'importance de la santé dans la protection des joueurs.

Les finances de la FIFA n'ont soulevé aucune discussion. Il y a eu une question concernant le budget - il est toujours bon d'avoir une question. J'espère que la crise ne s'aggravera plus. Dans le cas contraire, la FIFA possède des réserves. Nous pouvons travailler, non pas pour nous, mais pour les Associations nationales.

Au sujet de la règle du "6+5"
Joseph S. Blatter : Pour moi, le calendrier n'est pas un problème. Je suis très heureux des progrès effectués dans le sens de cette initiative, que nous devons mettre en place dans le monde tel qu'il est. Le Congrès avait pris la résolution de ne pas se battre et d'attendre que le Traité de Lisbonne soit voté, car il prend en compte la spécificité du sport. Je considère donc qu'il serait insensé d'essayer d'instaurer le "6+5" avant cela. Dans la réalité, nous avons déjà un "3+8". En Espagne et en Italie, à l'exception peut-être de l'Internazionale, le "6+5" existe déjà. Je n'irai pas contre la loi, mais la loi peut être amendée. Nous sommes en bonne position. Le "6+5" viendra, c'est seulement une question de temps. Tout le monde au sein de ce Congrès a un sentiment spécial à cet égard.

Au sujet de la nationalité des sportifs
Joseph S. Blatter : Cette question a été traitée par le Congrès en 2008 : si vous voulez jouer pour un pays donné, vous devez y avoir vécu pendant au moins cinq ans depuis vos 18 ans. Nous ne pouvons pas laisser se développer une situation où il vous suffit d'importer des footballeurs de l'étranger car à ce rythme-là, la moitié des joueurs à la Coupe du Monde de la FIFA 2014 seront brésiliens. Nous ne pouvons pas nous contenter de reproduire les règles de chaque gouvernement. La nationalité des sportifs doit être respectée. Nous allons étudier de près le cas du Mexique. Il se peut en effet que certains pays n'appliquent pas encore les statuts de la FIFA.

Au sujet des agents agréés
Jérôme Valcke : Dans un contexte où seulement 25 % des transferts impliquent un agent agréé par la FIFA, force est de reconnaître que le système ne fonctionne pas bien. Nous avons créé un groupe de travail avec les différentes parties concernées - clubs, ligues, associations nationales, confédérations, FIFPro et FIFA - afin de définir les règles et d'établir précisément ce que nous entendons par "intermédiaire". C'est une question que nous devons traiter.

Au sujet des Bahamas, où s'est déroulé le Congrès
Joseph S. Blatter : Je suis très heureux d'être aux Bahamas. C'est la première fois qu'un Congrès a lieu dans les Caraïbes. La CONCACAF a déjà accueilli plusieurs Congrès : en 1976 à Montréal, lorsque nous avons décidé d'exclure l'Afrique du Sud ; en 1986 au Mexique, avant la Coupe du Monde ; et en 1994 à Chicago. Les Bahamas sont petites, mais c'est un paradis... où l'on sait parfaitement organiser un Congrès.