En marge du Congrès de la FIFA, juste devant le Swami Vivekananda International Convention Centre (SVICC) à Port Louis, deux animations étaient en place à l’extérieur : des activités Grassroots et un atelier 11 pour la Santé.

Près de 500 enfants de tous âges ont participé toute la journée à ces activités ludiques et éducatives. "Le but premier du programme '11 pour la Santé' est de réduire la prolifération des maladies en éduquant les enfants, qui pourront ensuite transmettre dans leurs familles, leur entourage. Nous appelons cela de l’éducation en cascade", explique le Professeur Fuller, initiateur du Projet 11 pour la Santé, lancé en 2009.

Le programme 11 pour la Santé améliore les connaissances, les attitudes et les comportements des enfants face aux maladies. Il s'agit d'une série de 11 messages de prévention, basés sur des faits scientifiques et associés à des actions spécifiques, dont la découverte se fait en groupe, au cours de séances d'une durée de 90 minutes chacune.

Grassroots, dont le but est avant tout d’introduire le football auprès des plus jeunes et du plus grand nombre, était lui aussi très populaire ce 31 mai sur les pelouses. "Les enfants aiment jouer au ballon, aiment dribbler, nous sommes là pour leur apprendre les bases du jeu en les laissant s’amuser. Nous avons des enfants entre 7 et 11 ans venant de 300 écoles primaires dans tout le pays. Nous avons des festivals d’avril à juin. Nous développons aussi des matches à cinq ou à sept, qui nous permettent de faire de la détection. Et c’est ainsi que nous alimentons nos formations U-13, U-15, U-17 et que nous espérons avoir de bonnes équipes nationales", expliquait Rajesh Gunesh, éducateur.

Pilote et projets
Pour le professeur Fuller, ravi de voir l’enthousiasme des enfants et des éducateurs au SVICC, il est important d’adresser 11 pour la Santé le plus tôt possible. "Il faut toucher les enfants le plus tôt possible après 11 ou 12 ans, c’est trop tard. Les maladies sont très importantes avant cinq ans. Or plus ils sont jeunes, mieux ils apprennent, sans même s’en rendre compte, grâce au football. Et une fois qu’ils sont adolescents, ils ont acquis ces habitudes sanitaires", justifie-t-il.

"Nous avons commencé comme projet pilote en 2009 et nous avons terminé en 2012. Le succès a été tel que nous étendons maintenant jusqu’à 2015, pour notre deuxième phase. Notre but maintenant est de toucher de 15 à 20 000 enfants par an", détaille pour sa part Gunesh concernant Grassroots.

Pilote, Maurice le fut également pour le 11 pour la Santé, ce qui en fait un pays très particulier pour Professeur Fuller. "Oui, c’est spécial pour nous. Nous considérons que c’est un modèle pour les autres pays à venir. Le trio FIFA - Association Membre - instances gouvernementales a été exemplaire. Or c’est un trio indispensable à la bonne marche de ce programme. A Maurice, où le niveau d’éducation est élevé, il a fallu démontrer les bénéfices, pour la santé et pour l’éducation, du football. Nous avons travaillé avec le Ministère de l’Education, de la Santé et des Sports, c’est crucial".

Une chose est certaine, les sourires des enfants et l’enthousiasme des éducateurs ne laissaient guère de doute sur le succès de l’opération. Ce que ne démentait pas l’invité de marque du jour, Simone Farina, Ambassadeur de la FIFA pour le fair-play, qui participait aux ateliers: "Quand j'ai commencé le football étant petit à Rome, mes parents et mes entraîneurs m'ont appris le fair-play et cela a été très important tout au long de ma carrière. Aujourd'hui je suis fier d'être face à ces enfants si enthousiastes, et de leur inculquer les bases du fair-play comme Ambassadeur de la FIFA. Je leur dis que je sais qu'ils jouent tous pour gagner mais qu'ils doivent aussi accepter de perdre avec dignité. En jouant fair-play on est toujours gagnant !"