Si le 63ème Congrès ne marque pas complètement la fin du processus de réforme de gouvernance, il permet de revenir sur les nombreuses actions entreprises depuis deux ans, lorsque les réformes ont commencé. Rappel.

Le processus de réforme de la gouvernance de la FIFA a été lancé par le Président de la FIFA Joseph S. Blatter le 1er juin 2011 au 61ème Congrès de la FIFA à Zurich, peu de temps après avoir été élu pour un quatrième mandat. Ce jour-là, le Congrès a soutenu les propositions du Président Blatter concernant la bonne gouvernance, la transparence et la tolérance zéro eu égard aux actes répréhensibles sur les terrains et en dehors.

Certains éléments centraux ont fait l'objet d'un accord, comme le fait de donner au Congrès la décision finale concernant l'hôte de la Coupe du Monde de la FIFA™ et le pouvoir d'élire les membres de la Commission d'Éthique de la FIFA. En outre, une commission spéciale composée de personnalités respectées dans le monde du football et en dehors a été créée pour évaluer les défis rencontrés par l'organisation et proposer des solutions, en particulier par rapport au vote pour décider des hôtes des éditions 2018 et 2022 de la Coupe du Monde de la FIFA™ et aux élections présidentielles 2011.

Feuille de route et task forces
À peine quelques mois plus tard, une feuille de route de deux ans a été établie pour le processus de réforme de la gouvernance. Fin 2011, la Commission Indépendante de Gouvernance (CIG) a vu le jour et quatre Task Forces ont été créées pour définir des recommandations concrètes.

En mars 2012, la CIG a présenté son rapport contenant des recommandations pour la FIFA dans le cadre de ce processus de réforme. Les recommandations incluaient notamment des amendements au système judiciaire et, comme point principal, une Commission d'Éthique à deux chambres et une nouvelle Commission d'Audit et de Conformité avec des présidents indépendants. Ces recommandations capitales ont été adoptées par le Congrès de la FIFA en mai 2012 à Budapest, en Hongrie.

De plus, suite aux suggestions de la Task Force Révision des Statuts, des recommandations ont été faites sur dix points. Des Amendements aux Statuts portant sur la plupart de ces points (confirmation des membres du Comité Exécutif de la FIFA, composition de ce Comité, élection du Président de la FIFA, plus forte représentation des acteurs clés impliqués dans le football, processus de candidature et de décision pour l'accueil de la Coupe du Monde de la FIFA™, diverses clarifications et spécifications dans les Statuts de la FIFA et la réglementation régissant les candidatures pour l'office de Président de la FIFA) ont été approuvés par le Congrès de la FIFA à Maurice le 31 mai 2013.

En outre, le Congrès de la FIFA a élu pour la première fois une femme comme membre du Comité Exécutif de la FIFA et a accepté de coopter deux autres femmes pendant un an au Comité Exécutif.

Les deux derniers points portent sur la définition de limites d'âge et/ou des termes de mandat pour les officiels. Le Congrès de Maurice a accepté de repousser la décision sur ces questions au Congrès de la FIFA 2014, afin de permettre à l'analyse et aux discussions de se poursuivre sur ce sujet avant de présenter des propositions concrètes au Congrès de 2014.

Coupe du Monde et renforcement du contrôle
Le large processus de réforme de la gouvernance entrepris par la FIFA a duré deux ans et si le travail n'est pas terminé, il est important de reconnaître ce qui a déjà été réalisé. Ce document montre un aperçu des propositions faites par la CIG en mars 2012 et le statut actuel des réalisations. Sur 25 points, 22 ont déjà été mis en œuvre ou sont en train de l'être. Un ne l'a été que partiellement et deux ne l'ont pas encore été.

Les deux questions essentielles qui ont mené au déclenchement du processus de réforme ont été résolues, à savoir la décision concernant l'accueil de la Coupe du Monde de la FIFA™ (désormais entre les mains du Congrès) et le renforcement de l'indépendance des pouvoirs des organes de contrôle financier et judiciaire (Commission d'Éthique de la FIFA et Commission d'Audit et de Conformité de la FIFA).

Il va sans dire qu'en 24 mois, la FIFA a fait des progrès considérables sur le chemin menant à une bonne gouvernance, non seulement sur le terrain, mais également en dehors.