Le rôle d'un officier de sécurité, que ce soit lors d'un tournoi FIFA ou pendant un match de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA™, réclame des connaissances extrêmement pointues. Désireuse d'élargir son effectif de professionnels à travers le monde, la FIFA a récemment demandé aux associations membres de lui présenter un certain nombre de candidatures, afin de pourvoir des postes d'Officiers de Sécurité de la FIFA.  

Les dossiers ont été étudiés à la loupe et 23 personnes ont finalement été retenues : 16 femmes et 7 hommes. Les officiers fraîchement recrutés se sont réunis à Zurich pour un atelier de trois jours consacré aux règlements et aux procédures de la FIFA, qui s'est achevé le jeudi 26 mai.

"Il s'agit d'un groupe de professionnels expérimentés, déjà familiers des questions de sécurité. Mais nous voulons être certains qu'ils connaissent les spécificités de cette mission. Ce rôle doit être une seconde nature pour eux", précise Ralf Mutschke, directeur de la sécurité de la FIFA. "Nous avons par ailleurs constaté un certain déséquilibre géographique et sexuel au sein de notre effectif. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé à nos associations membres de mettre en avant des candidatures féminines. C'est une étape de revitalisation importante pour le département sécurité de la FIFA."  

Susan Watson, officier de sécurité de la Fédération écossaise de football, fait face à cette inégalité des sexes depuis de nombreuses années aux Royaume-Uni. Elle se félicite donc de voir une initiative porter ses fruits au niveau international. "C'est un énorme progrès. Je travaille dans ce milieu depuis 24 ans et je suis parfaitement consciente des défis à relever. Mes dix premières années ont été difficiles. Mais au bout du compte, les gens vous respectent si vous faites votre travail correctement et que vous êtes bien préparée. C'est tout l'objet de ce stage."

De l'international au local
La formation des officiers de sécurité aura des retombées positives qui dépasseront largement le cadre des tournois FIFA. En se familiarisant avec les procédures et les directives des grands événements internationaux, ces professionnels apporteront une plus-value à leurs fédérations respectives dans le cadre de l'organisation de matches locaux.

"Certains aspects des normes adoptées pour les compétitions de la FIFA sont très intéressants. En outre, celles-ci sont suffisamment larges et générales pour être appliquées au niveau local", confirme Brigitte Biwolé, qui travaille dans le maintien de l'ordre au Cameroun. Son expérience l'a amenée à œuvrer fréquemment lors de matches organisés par la Fédération camerounaise de football.

Quelle que soit l'échelle, les questions de sécurité et de sûreté qui se posent au niveau local sont comparables à celles d'un grand tournoi international. C'est une question de concepts. "Prenons le Swaziland, mon pays d'origine, par exemple", explique Nosipho Mnguni. "C'est un petit pays avec des problèmes qui peuvent sembler spécifiques. Mais durant l'atelier, je me suis rendu compte que la plupart des procédures de sécurité et d'interaction avec les différents acteurs d'un match nous seraient très utiles, notamment lorsque nous sommes amenés à accueillir des matches internationaux."

Pour Emily Lau, membre de la Fédération hongkongaise de football, les échanges internationaux sont l'occasion de mettre l'accent sur une question fondamentale liée à la sécurité et à la sûreté dans les stades : la prévention. "Il y a énormément de variables, plus encore dans le cadre d'un événement international : le pays hôte, les sites, le passé des équipes participantes… J'ai pu constater que l'on insistait beaucoup sur la prévention des problèmes. C'est bien souvent la première option proposée pour les résoudre. Je crois que c'est une idée qui fonctionne partout."