Il fait un temps splendide sur la capitale française en ce dimanche 25 mars 2007. Une météo idéale pour flâner sur les bords de Seine ou profiter des nombreux charmes de la Ville-Lumière… Dans ce contexte, remplir le Palais Omnisports de Paris-Bercy pour un évènement de futsal ressemblait à un sacré défi.
Mais dès 15 heures, les 13 000 places de la plus grande salle parisienne avaient trouvé preneur. "C'est une belle récompense pour les joueurs, avouait ainsi le sélectionneur tricolore Pierre Jacky. Il ne faut pas oublier qu'ils sont amateurs, et qu'ils ont dû consentir à des sacrifices professionnels et familiaux à chaque rassemblement de la sélection tricolore."
Rien de tel pour chauffer l'ambiance qu'un match opposant l'équipe de France de futsal à l'équipe professionnelle du Paris Saint-Germain, certes en grandes difficultés dans son championnat, mais toujours aussi populaire à domicile. "Je m'attendais à encaisser cinq buts et à ce que le public nous chahute… Nous avons été encouragés et avons gagné (3:2). Pour un dimanche à l'heure de la sieste, je ne peux pas trop me plaindre (rires)." Avec humour, le gardien du PSG, Jérôme Alonzo, confirme à sa façon le plaisir pris aujourd'hui sur le terrain. "Ça fait un mal de chien de plonger mais les sensations sont excellentes. On dit souvent que j'ai le jeu d'un gardien de hand-ball, aujourd'hui j'ai été servi !"
Les flashes crépitent, les mains rougissent… C'est le moment de l'entrée en piste du Club des Internationaux Français (CIF) - association regroupant d'anciens joueurs comme Jean-Pierre Papin, Manuel Amoros ou Bruno Bellone - et l'équipe de l'association France 98.
Vainqueurs de la Coupe du Monde de la FIFA 1998, les immenses stars que sont Zinédine Zidane, Didier Deschamps, Laurent Blanc et autres Marcel Desailly ont depuis créé cette association grâce à laquelle ils prennent toujours autant de plaisir à se retrouver pour des rencontres à but caritatif. Sous les yeux de leurs anciens coéquipiers toujours en activité Lilian Thuram et Thierry Henry, les "étoilés" l'ont facilement emporté face à leurs glorieux aînés (5:0). A l'applaudimètre, les arabesques de Zizou rivalisent avec les buts du Snake Djorkaeff… et les déhanchés des pom-pom girls !
Placé sous le signe du plaisir et de la bonne humeur, ce dimanche offrait même au public l'occasion de découvrir son chouchou de numéro 10 sous un nouveau jour. Un brin chambreur à l'issue de son premier match… "Je n'ai plus l'habitude de jouer des rencontres d'un niveau aussi élevé. Enfin si vous comparez ma prestation avec celle de Didier (Deschamps), je m'en suis pas mal sorti. D'ailleurs le coach lui a dit : 'Capitaine ou pas, si tu ne cours pas un peu plus je te sors !'"
Mais la fête ne saurait être complète sans un match entre célébrités - haut en couleurs... - et une victoire de l'équipe de France de futsal (2:8 devant le CIF). "On ne pouvait pas terminer ce tournoi sur deux défaites, nous a confié le capitaine des Bleus Stéphane Basson. Certes cette journée était festive mais c'était aussi l'occasion de faire parler de nous devant le public français [la journée était retransmise en intégralité (cinq heures) à la télévision]."
Dans les travées de Bercy, les yeux des très nombreux enfants s'illuminent une dernière fois lorsque l'équipe France 98 affronte le Paris Saint-Germain. Pour Kévin, 11 ans, le débat a été difficile à trancher ce matin au moment de l'habillage : "J'ai finalement choisi le maillot des Bleus mais je suis avant tout supporter du PSG !"
Il est donc reparti comblé car aux formidables gestes techniques de Zidane ont répondu les buts de Pedro Pauleta pour permettre au club de la capitale d'accrocher le match nul (5:5). Et nul doute qu'après un tel après-midi, l'intérêt de Kévin pour le futsal tricolore n'en sortira que grandi.
