Une délégation de la fédération jamaïcaine de football, emmenée par le président Captain Horace G. Burrell, a été reçue ce jeudi 24 avril 2008 à la Maison de la FIFA de Zurich. Au cours d'un entretien avec Joseph S. Blatter, Président de la FIFA, Jérôme Valcke, Secrétaire Général de la FIFA, et d'autres responsables de la FIFA, les deux parties ont eu l'occasion d'évoquer la question du développement du football jamaïcain. A l'issue des débats, le président de la fédération jamaïcaine a bien voulu répondre aux questions de FIFA.com.
Captain Burrell, qu'est-ce qui vous amène
aujourd'hui à la Maison de la FIFA ?
Nous sommes venus rencontrer le Président Blatter et
d'autres dirigeants de la FIFA. Nous voulons faire avancer le
projet
Goal en Jamaïque. En effet, nous avons besoin de nouveaux
terrains d'entraînement dans nos villes afin de progresser dans
le domaine de la formation. Nous souhaitons organiser davantage de
stages pour permettre aux jeunes d'acquérir un niveau
professionnel. Parallèlement, nous aimerions également mettre en
place des cours administratifs, ainsi qu'un séminaire
Com-unity. Nous sommes donc venus ici, à Zurich, afin de faire
accélérer les choses. Nous sommes très reconnaissants à M. Blatter
de nous avoir reçus et d'avoir échangé ses points de vue avec
nous. Je sais qu'avec le soutien de la FIFA, nous pourrons
accomplir de grandes choses. Les entretiens que nous avons eus ont
été très profitables.
Dans quel état se trouve aujourd'hui le football
jamaïcain ?
Ces dernières années, nous avons concentré notre attention
sur la formation. Malheureusement, nos infrastructures ne sont
toujours pas à la hauteur. Cette situation nous empêche de
progresser au-delà de notre niveau actuel. Voilà pourquoi nous
avons impérativement besoin du Projet
Goal et des cours pour aider notre jeunesse à exprimer son
talent. L'amélioration de nos terrains d'entraînement
génèrerait une vague d'enthousiasme qui nous permettrait, à
terme, de jouer les premiers rôles dans la région, au même titre
que le Mexique, les Etats-Unis ou le Costa Rica. Il faut instaurer
un cercle vertueux. La Jamaïque possède beaucoup de jeunes talents,
mais si nous voulons permettre à ces jeunes de réaliser leur
potentiel, nous devons disposer de terrains adaptés. Dans ce
domaine, la FIFA peut nous apporter une aide précieuse.
Où en est l'équipe nationale jamaïcaine ?
Avec le retour de Rene Simoes, nous pouvons compter sur un
entraîneur expérimenté, qui dispose d'un staff de grande
qualité pour l'épauler dans sa tâche. Parallèlement, nous avons
continué à progresser sur le plan des structures, ce qui nous donne
toutes les raisons d'être optimistes pour l'avenir. Nous
avons bien l'intention de nous qualifier pour la Coupe du Monde
2010, mais nous nous sommes également fixé des objectifs très
ambitieux chez les U-17 et U-20, car la formation nous tient
particulièrement à cœur.
La Jamaïque s'apprête à affronter les Bahamas dans les
éliminatoires d'Afrique du Sud 2010. Comment jugez-vous les
chances de votre équipe ?
Dans une telle compétition, il faut toujours témoigner le
plus grand respect à tous ses adversaires. Nous allons probablement
devoir aligner notre meilleure équipe. Notre objectif reste de nous
qualifier pour le prochain tour. Toutefois, il faut prendre les
matches les uns après les autres. Dans un premier temps, nous
devons nous concentrer sur le match contre les Bahamas. Nous avons
deux manches pour faire la différence, mais nous n'aurons sans
doute pas la partie facile.
L'unique qualification de la Jamaïque pour une phase
finale de Coupe du Monde de la FIFA remonte à 1998. Que
signifierait une deuxième participation pour votre pays ?
Les retombées seraient énormes. Le football est un véritable
catalyseur, capable de rassembler les peuples autour de grandes
émotions, comme la passion, l'unité et l'appartenance à un
même pays. La Jamaïque a encore de nombreux défis à relever. Sur le
plan économique, les choses ne vont pas toujours comme nous le
souhaiterions. Sur le plan social, le pays souffre d'une
certaine instabilité. Mais le football peut changer tout cela. Il
peut redonner un élan à ce pays et faire avancer les choses. Le
football apporte la paix et, pour notre pays, cela représente un
atout extraordinaire.

