Au mois de juin, j'ai eu la chance d'assister à plusieurs rencontres de l'EURO 2008 de l'UEFA et j'ai été ravi de la grande qualité des performances, de cette magnifique ambiance qui régnait, à l'intérieur des stades comme en dehors, et de l'excellente organisation dont ont fait preuve les deux pays hôtes, l'Autriche et la Suisse.
En marge de cette compétition, j'ai rencontré plusieurs ministres et hauts fonctionnaires européens afin de discuter des possibilités offertes par la législation européenne pour atteindre les objectifs du « 6+5 ». Le Congrès de la FIFA, tenu fin mai dernier à Sydney, a adopté avec une forte majorité la résolution relative au « 6+5 » et il a été demandé au Président de l'UEFA, Michel Platini, et à moi-même, ainsi qu'à d'autres organes de la FIFA, de continuer à explorer tous les moyens possibles, dans les limites de la loi, pour atteindre ces objectifs.
Le « 6+5 » veut qu'un club soit tenu d'aligner, au début d'un match, au moins six joueurs éligibles pour l'équipe nationale du pays de son club. La FIFA est convaincu que le « 6+5 » permettra de préserver l'équilibre harmonieux entre le football des équipes nationales et le football de clubs et qu'il défendra l'éducation et la formation des jeunes joueurs. Je suis également certain que le « 6+5 » permettra d'équilibrer les compétitions interclubs qui retrouveront ainsi toute leur compétitivité.
L'impressionnante majorité qui a voté en faveur de cette résolution lors du Congrès à Sydney (155 voix contre 5) témoigne de l'intérêt que suscite mon idée et montre bien que la grande famille internationale de la FIFA est tout à fait consciente de sa responsabilité envers le football. Cela a également été confirmé par la signature en Australie du nouveau Code Mondial Antidopage qui atteste de la volonté de l'instance faîtière du football mondial de lutter contre le dopage en collaboration avec l'AMA. Je suis heureux que la gestion individuelle des cas ait été acceptée et intégrée dans cette nouvelle version du code.
Autre sujet d'une importance capitale, la protection des jeunes footballeurs a récemment connu une avancée significative. Le 6 juin dernier, des représentants de la FIFA, de la Confédération Africaine de Football et de la FIFPro, syndicat des joueurs professionnels, se sont rencontrés au siège de la FIFA à l'occasion d'une réunion de travail de l'ONG « Culture Foot Solidaire », qui œuvre pour la protection des jeunes footballeurs africains. La FIFA accorde son soutien total aux activités menées pour la défense des droits des jeunes footballeurs africains qui sont naturellement attirés par les perspectives intéressantes que leur propose le football, mais aussi malheureusement parfois trahis par ceux qui se disent être leurs protecteurs.
Pour le jeu. Pour le monde.
