Pachire : "Retrouver le droit de vote…"

Sao Tome e Principe n’est autre que l’un des plus petits pays d’Afrique, formé de deux îles principales et d'une quinzaine d'îlots, le tout couvrant environ 1 000 km carrés. En termes de football, le pays n’a plus pu participer à la moindre rencontre internationale depuis 2003.

Ce qui signifie que l’Association avait perdu son droit de vote au Congrès de la FIFA pour n’avoir pas participé à au moins à deux compétitions de la FIFA lors des quatre dernières années (art. 14, al.4 des Statuts de la FIFA). Désormais, toute la difficulté pour Sao Tome e Principe consiste à se doter d’une équipe nationale au plus vite, tout en développant son football de base à long terme.

Elu il y a trois mois, le nouveau Président, M. Idalecio Pachire était en visite à la FIFA ce 4 février et a rencontré le Président de la FIFA Joseph S. Blatter pour se présenter. Il a accordé à FIFA.com un entretien où il expose ses objectifs et ses espérances.

M. Pachire, expliquez-nous la raison de votre visite au Siège de la FIFA ?
Cela fait trois mois que nous sommes en place et nous sommes venus ici pour discuter avec le Président Blatter de nos projets et de nos problèmes. Nous avons discuté football féminin, Futsal, catégories de jeunes, Beach soccer et exposé nos objectifs principaux.

Avez-vous également discuté de problèmes que connaît le football à Sao Tome e Principe ?
Oui. Notre souci principal tient dans le fait que nous ne pouvons plus voter comme membre de la FIFA car notre équipe nationale n’a plus participé à des compétitions ou qualifications internationales ou continentales depuis 2003. L’une de nos tâches les plus ardues consistera donc à avoir une équipe nationale compétitive pour les qualifications de la Coupe du Monde de la FIFA 2014 qui débuteront en septembre.

Comment faire en sorte que Sao Tome se dote d’une équipe nationale de bon niveau ?
Nous avons un projet sur quatre ans dont le but est d’augmenter sensiblement le nombre de pratiquants dans notre pays. Nous sommes certes un petit pays mais il y a un vrai potentiel de joueurs. Mais nous devons aller les dénicher dans différentes zones du pays. C’est pourquoi la détection et la formation sont fondamentales. Et puis nous devons aussi améliorer la qualité du football, c’est pourquoi nous voulons repenser les compétitions de jeunes, féminines et la sélection nationale. Tout cela devrait nous permettre d’avoir une sélection de qualité d’ici trois ou quatre ans.

Avez-vous d’autres projets en termes de développement ?
L’un des projets en cours est le Projet Goal II qui consiste en un centre technique à Principe.  Il est important que nous nous dotions d’infrastructures décentes pour développer notre football. Un autre de nos axes consistera à intégrer le football dans les écoles. Nous voulons discuter avec notre gouvernement pour voir comment incorporer le football à l’école. Cela aiderait à obtenir de meilleurs résultats scolaires, j’en suis convaincu et de notre côté cela nous permettrait de faire de la détection.

Vous avez sans doute l’intention de vous pencher sur l’élite également ?
En haut de la pyramide, nous voulons mettre en place une académie d’excellence dans laquelle seraient regroupés les meilleurs joueurs et joueuses par catégories, qui prépareraient ainsi de la meilleure des manières les échéances internationales.