
Les affaires de trucage de matches de football sont relativement fréquentes à travers le monde, et on compte actuellement pas moins de 50 enquêtes nationales en cours. En vertu de l’article 136 du Code disciplinaire de la FIFA, en cas d’infraction grave, et notamment d’influence illégale sur le résultat d’un match, les associations membres, les confédérations et les entités sportives organisatrices doivent demander à la FIFA l’extension au niveau mondial des sanctions qu’elles ont prises.
En vertu des articles 78, al. 1c et 136ss du Code disciplinaire de la FIFA, le président de la Commission de Discipline de la FIFA, Marcel Mathier (Suisse), a décidé, sur demande des associations concernées, d’étendre au niveau mondial les sanctions relatives à deux associations membres sur la base du contenu des décisions existantes y afférentes (art. 140, al. 2).
Turquie :
Depuis la fin de la dernière saison de son championnat, la Fédération Turque de Football (TFF) a ouvert une vaste enquête sur des allégations de matches truqués et de paris sur des rencontres disputées dans le cadre du championnat national turc. Ces dossiers sont actuellement traités par la commission de discipline de la TFF. En outre, après "l’affaire de Bochum", la commission de discipline et la commission de recours de la TFF ont jugé coupables de nombreux individus, parmi lesquels des joueurs professionnels et amateurs, des entraîneurs, des officiels de club et des officiels de match, auxquels elles ont imposé diverses sanctions allant d’une suspension d’un an à la suspension à vie.
Le président de la Commission de Discipline de la FIFA a désormais étendu au niveau mondial les 24 sanctions relatives à des matches truqués et des paris suivantes : six suspensions à vie, quatre suspensions de trois ans, deux suspensions de deux ans et demi, six suspensions de deux ans, et six suspensions d’un an.
Finlande :
La Commission de Discipline de la FIFA a également étendu au niveau mondial deux sanctions prises par la Fédération Finlandaise de Football (FAF). La FAF a entrepris une vaste enquête sur des matches truqués et imposé de nombreuses sanctions à des joueurs et officiels, et, le 31 janvier 2012, elle a suspendu deux joueurs de toute activité liée au football à l’échelle nationale pour une durée de deux ans à compter du 6 avril 2011.
Après ces décisions de la Commission de Discipline de la FIFA, le Secrétaire Général de la FIFA, Jérôme Valcke, a déclaré ce 9 février 2012 : "L’engagement de la FIFA dans la lutte contre la manipulation de matches est indéfectible. Les décisions de la Commission de Discipline témoignent de notre détermination à protéger les bases du sport et du fair-play, en faisant preuve d’une tolérance zéro à l’égard de ceux que ne partagent pas l’éthique de la FIFA. Nous espérons que ces décisions enverront un message clair au monde entier. Si vous ne jouez pas selon les règles, vous serez punis."
Remarques à l’attention des journalistes :
Après la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™, la FIFA a mis en place un programme de soutien aux polices et autres organismes d’investigation pour le recueil de preuves afin de poursuivre en justice les personnes impliquées dans le trucage de matches. Cette initiative vient s’ajouter au travail constant du système d’alerte précoce de la FIFA, FIFA Early Warning System. En mai 2011, la FIFA a lancé une autre initiative sans précédent pour lutter contre les paris illégaux et la manipulation de matches en initiant un partenariat avec INTERPOL pour la création d’un programme sur dix ans.
