La campagne Football for Hope de la FIFA se poursuit ce week-end avec une visite au Cambodge. Les personnalités qui ont participé à ce déplacement ont ainsi pu constater le travail accompli par l'un des plus récents adhérents à ce grand mouvement de solidarité dans le domaine de la lutte contre les mines antipersonnel.
Spirit of Soccer se propose, par le biais du football, d'informer les enfants sur la menace posée par les champs de mines et les munitions non explosées (UXO), dans les régions touchées par la guerre. Il s'agit de l'un des 27 programmes récemment approuvés par la FIFA dans le cadre de son engagement social.
"La coopération avec des organisations telles que Spirit of Soccer et le financement de programmes qui utilisent le football au quotidien comme outil de développement social et humain sont l'essence même du mouvement Football for Hope, qui s'inscrit dans le cadre de la responsabilité sociale de la FIFA", a rappelé Joseph S. Blatter, le Président de la FIFA.
Federico Addiechi, Responsable du département Responsabilité sociale de la FIFA, et Juergen Griesbeck, président délégué de Streetfootballworld, l'un des partenaires stratégiques de la FIFA au sein du mouvement Football for Hope, ont visité ensemble les locaux de Spirit of Soccer situés à Battambang, à quatre heures de route au nord de Phnom Penh. En moyenne, un civil par jour est tué ou mutilé par une mine dans cette zone rurale, qui abrite la deuxième ville la plus peuplée du pays.
Tout au long d'un séjour de quatre jours, programmé du 23 au 26 septembre, l'équipe de Football for Hope rencontrera les représentants de la fédération cambodgienne de football, se rendra à une réunion organisée par les dirigeants de Spirit of Soccer. Elle discutera avec les entraîneurs et les enfants participant au programme, et étudiera les rapports des nombreux projets soutenus par la FIFA dans le cadre de sa stratégie de croissance en Asie.
Au sein de l'équipe enseignante, les responsables de Football for Hope retrouveront six éducateurs formés par le programme spécifique mis en place par l'association Spirit of Soccer. Ceux-ci travaillent déjà avec les enfants de dix écoles primaires situées à Kosh Krolor, Banan et Moung Russey, trois des districts qui composent la province de Battambang. Chaque jour, 240 enfants participent aux sessions football/sensibilisation aux risques liés aux mines (MRE).
Les visiteurs se rendront également sur le site d'une école située dans la banlieue de Pailin. Là, un terrain de 60mx40m a récemment été déminé, aplani, calibré et roulé. Des poteaux ont été plantés et trois petits terrains de football ont été dessinés. Ce mois-ci, quelque 500 enfants devraient participer à un stage de cinq jours avec, à la clé, la possibilité de créer un championnat de football à cinq.
"Aucun enfant ne devrait être privé de sport à cause des mines, note Scotty Lee, directeur exécutif de Spirit of Soccer. Le message est simple : ne jouez pas avec les mines, jouez au football. Je veux leur donner le goût du rêve."
Après trente ans de conflit armé, on estime qu'il existe aujourd'hui de quatre à six millions de champs de mines ou d'engins explosifs (ERW) à travers tout le pays. La plupart des victimes sont des enfants ayant eu le malheur de s'approcher un peu trop des bombes. Si, en 2006, les autorités cambodgiennes n'ont recensé que 450 victimes d'accidents causés par des mines, un chiffre en diminution de 50 % par rapport à l'année précédente, 2007 a vu une augmentation du nombre de victimes parmi les enfants.
Le mouvement
Football for Hope, qui comprend actuellement près de 60
programmes à travers 40 pays, a pour but de soutenir et de
renforcer le développement social et humain à long terme. La santé,
les droits et l'éducation des enfants, la construction de la
paix, la lutte contre la discrimination, l'intégration sociale
et le respect de l'environnement sont donc tous au cœur de
cette grande campagne.
Grâce à son audience incomparable, le football entend
contribuer à atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire
fixé par les Nations Unies à 2015. Suivant l'exemple des pays
industrialisés qui se sont engagés en 2002 à reverser 0,7 % de leur
PIB à l'aide au développement international, la FIFA a décidé
de consacrer une part équivalente de ses revenus au développement
humain et social à travers le monde, via le football.

