Madjer en avait trop envie. Après trois secondes, le capitaine du Portugal annonçait déjà la couleur : hors de question pour les siens de laisser échapper la finale de "leur" Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. Avec Alan et Belchior, la légende vivante du Beach Soccer était déjà là lors de la première finale perdue dix ans plus tôt. C'est d'ailleurs Belchior qui se chargeait à son tour de faire vibrer Espinho en doublant la mise.

Coimbra attendait la seconde période pour montrer que la nouvelle génération pouvait aussi faire le spectacle. Et il n'amusait visiblement plus Tahiti. Deux secondes plus tard, Tearii Labaste rappelait pourquoi les Polynésiens étaient en finale, avant de voir Raimana Li Fung Kuee démontrer qu'une rencontre de beach soccer peut basculer à tout moment. Mais pas cette fois. Bruno Novo mettait deux minutes à soulager les nerfs des spectateurs en redonnant de l'avance aux Lusitaniens.

Les carottes tahitiennes étaient-elles cuites ? Pas à en juger par l’enthousiasme des Tiki Toa, et par l'inspiration de Li Fung Kuee. Mais plus les attentes sont longues, meilleure est la joie quand intervient la délivrance. Deux des trois rescapés de Brésil 2005 avaient déjà fait tremblé les filets, Alan savait ce qui lui restait à faire. Et il attendait la dernière minute pour passer à l'acte. Comme un symbole.

Tahiti a fait honneur jusqu'au bout à sa nouvelle réputation sur le sable, alors que le Portugal a ajouté le suspense à l'émotion d'un premier sacre acquis sur son sable.