Présents lors des deux dernières éditions de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA mais éliminés dès le premier tour à chaque fois, les Émirats Arabes Unis sont déterminés à franchir un cap chez eux, cette année.

"Notre principal objectif est d'atteindre la phase à élimination directe l'an prochain. Pour le moment, nous nous concentrons uniquement là-dessus", indique le capitaine émirien Bakhit Alabadla à FIFA.com avant la compétition, qui se disputera du 16 au 22 novembre. "Le tirage au sort nous a mis dans le même groupe que deux grosses équipes, le Portugal et l'Uruguay. Et il y a aussi les Îles Salomon, qui peut créer des problèmes à tout le monde dans ce groupe".

"Chez les Européens, le Portugal fait partie des favoris de la compétition. Dans cette sélection, beaucoup d'éléments jouent en Espagne et ils sont nombreux à être professionnels, notamment Madjer. L'Uruguay joue un peu comme l'Argentine, qui nous a battus à Marseille l'an dernier, continue le capitaine. L'expérience va peser très lourd pour déterminer les équipes qualifiées dans ce groupe. Chez nous, les joueurs sont amateurs alors que d'autres équipes s'appuient beaucoup sur des pros. Ça pourrait bien faire la différence".

Les Émiriens ont retenu la leçon
De l'expérience, les EAU en ont engrangé à Rio de Janeiro 2007 et à Marseille 2008. Alabadla estime que la sélection moyen-orientale a retenu les leçons de ces éditions, malgré des éliminations précoces. "Lors des deux dernières compétitions, nous n'avons pas fait de bons résultats. Mais nous n'avions pas du tout d'expérience quand nous sommes arrivés à Rio. À Marseille l'an dernier, nous avons commencé avec un très bon résultat contre le Cameroun. Sur les deux autres matches, nous avons seulement été pénalisés par notre manque d'expérience".

"Mes plus grandes réussites dans le beach soccer ont été les deux qualifications pour la Coupe du Monde, la victoire dans le Championnat d'Asie de Beach Soccer et mon élection en tant que Joueur asiatique de l'année. Je n'ai jamais réussi ce genre de choses dans le football classique, mais je suis heureux car je vais avoir des choses à ajouter dans ma biographie !, estime Alabadla, qui est considéré comme l'un des meilleurs footballeurs émiriens du début des années 1990. Il y a une énorme différence entre le football classique et le beach soccer. Cela dit, les médias émiriens ne s'intéressent pratiquement pas au beach soccer et pas du tout à l'équipe nationale. Franchement, ça manque".

"Je pense que les progrès que nous avons effectués dans le beach soccer sont dus aux efforts des joueurs, à notre excellent entraîneur Marcelo Mendes ainsi qu'à un dirigeant très expérimenté, Mohamed Alkus, qui a travaillé sans relâche pour préparer l'équipe", déclare ce bientôt quarantenaire, qui a bien failli mettre un terme à sa carrière internationale avant que ses coéquipiers ne le persuadent de rempiler.

Après la Coupe du Monde, nous espérons qu'un championnat organisé va voir le jour. Nous devons poursuivre dans l'excellence
Bakhit Alabadla, capitaine de l'équipe de beach soccer des EAU

Alabadla ne tarit pas d'éloges au sujet du coach brésilien : "Mendes a beaucoup apporté à l'équipe des EAU. Depuis qu'il a pris ses fonctions, nous nous sommes qualifiés pour deux Coupes du Monde. Comme il a déjà entraîné le Portugal, il a beaucoup d'expérience dans le beach. D'ailleurs, pas mal d'équipes de la région essaient de l'engager suite à ses bons résultats avec nous".

"Je pense que la Coupe du Monde va attirer les fans émiriens, mais aussi beaucoup de supporters étrangers", continue Alabadla, qui s'attend à une grosse affluence dans le stade installé sur la plage Jumeirah, théâtre du Championnat d'Asie de Beach Soccer 2008 remporté par les locaux.

Lui qui souligne le manque d'intérêt des journaux émiriens pour le beach est convaincu qu'une bonne performance de son équipe donnera un coup de fouet à la discipline dans son pays. "Je pense que cette compétition va être un tournant pour le beach dans notre pays, d'autant plus que le Conseil des sports de Dubaï a mis en œuvre un programme sur le long terme pour le développement de la discipline aux EAU".

"Après la Coupe du Monde, nous espérons qu'un championnat organisé va voir le jour. Cela stimulera le beach aux EAU et bénéficiera à la sélection. Nous devons poursuivre dans l'excellence".