L’aventure a beau n’être programmée qu’en 2017, la sélection des Bahamas commence déjà à frémir d’émotion en vue de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, programmée du 27 avril au 7 mai sur le sable de Nassau. À mi-chemin de leur tournée de préparation en Europe, les Baha Boyz ont aménagé un créneau dans leur emploi du temps chargé pour visiter le Siège de la FIFA et accorder un entretien à FIFA.com au sujet de la compétition qui se disputera dans leur pays.

"Tous les joueurs rêvent de disputer une Coupe du Monde", entame le défenseur et capitaine Gavin Christie. "Cela va faire beaucoup d’émotions pour tous les joueurs, d’autant qu’on va jouer dans notre pays. Pour ceux qui seront sur le terrain, ce sera un grand avantage de ressentir l’appui des gens, de pouvoir compter dessus", ajoute le joueur de 34 ans du Cavalier FC après l’entraînement organisé à Zurich.

L’émotion est donc double : l’équipe va disputer une Coupe du Monde et bénéficier d’un public acquis à sa cause. "Je suis très ému car ça va se jouer dans notre pays. On va donc tout donner pour nous et pour la nation", assure l’attaquant Lesly St Fleur, 27 ans. Et le défenseur des Bears FC Kyle Williams, 28 ans, d’ajouter : "Ça fait partie de ces opportunités qui ne se présentent qu’une fois dans une vie".

Il s’agira de la première participation des Bahamas à une Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. Malgré tout, la sélection caribéenne ne fera aucun complexe d’infériorité face à ses homologues plus aguerries, rassurée par l’expérience de plusieurs joueurs dans le football à onze et par son riche programme de préparation. "On joue en pro donc on est préparés à affronter des équipes de haut niveau. On sera prêts", garantit St Fleur, qui évolue dans le club jamaïcain de Montego Bay United depuis 2012.

L’an prochain, les objectifs ne se limiteront pas au cadre sportif. Les locaux auront également à cœur de montrer au monde entier toute la beauté de leur pays. "Ça va être merveilleux d’accueillir tout un tas de pays, ils vont avoir un parfum de l’identité des Bahamas. La gastronomie, la culture…", assure Williams. "Les Bahamas, c’est un lieu magnifique pour le football et la musique", complète Christie.

Inutile de préciser que la fête serait encore plus grande si, le 7 mai, le trophée restait aux Bahamas. Les Baha Boyz ne se fixent donc aucune limite. "On vise le titre de champions", prévient St Fleur. Et Williams de conclure : "On veut vraiment porter haut les couleurs de notre pays".