• Heimanu Taiarui a été Ballon d’Or adidas de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Portugal 2015

  • En 2016, il a cumulé les casquettes de joueur de l’équipe de Beach Soccer de Tahiti et de sélectionneur des Bahamas, hôte de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2017

  • Il est l’un des rares en Polynésie à avoir le statut de semi-pro. Auparavant, il gagnait exclusivement sa vie en tant que pêcheur.  

A Tahiti, Heimanu Taiarui n’est pas n’importe qui. Sa vie a définitivement changé en juillet 2015. Membre des Tiki Toa, finalistes de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Portugal 2015, le Tahitien, pêcheur de profession, avait été récompensé du Ballon d’Or adidas du tournoi pour ses exploits individuels sur le sable d’Espinho. Depuis, impossible de passer inaperçu dans les rues de Papeete.

"Les gens me reconnaissent, c’est vrai ! Beaucoup dans la rue m’interpellent pour des photos et des autographes", raconte-t-il au micro de FIFA.com. "Si cette Coupe du Monde a chamboulé mon quotidien c’est aussi parce qu’elle m’a ouvert plein de portes. Elle m’a permis voyager : j’ai eu beaucoup de sollicitations en provenance de l’étranger. Bref, ma vie a changé".

Le 4 n'avait aucune signification pour moi avant la Coupe du Monde au Portugal. Mais il est devenu un chiffre porte-bonheur, pour moi et ma famille 

Heimanu Taiarui, à propos de son nuuméro de maillot

Or, la vie de Taiarui n’est, à la base, pas tout à fait comme les autres. Fils d’une ancienne capitaine de l’équipe féminine de Tahiti, ce touche-à-tout a été tour à tour - voire simultanément - biker, surfeur, pêcheur, globe-trotter, sélectionneur et bien sûr joueur de Beach Soccer. FIFA.com revient en quatre points sur l'incroyable trajectoire du numéro 4 des Tiki Toa, alors que le coup d’envoi de Bahamas 2017 va être donné dans quatre semaines.

1 PÊCHEUR
Avant d’être le (grand) joueur de Beach Soccer qu’il est devenu, Heimanu Taiarui s’est essayé au moto-cross, au surf, mais surtout à la pêche. Avant d’obtenir le statut le statut de semi-pro grâce à ses exploits sur le sable, Heimanu Taiarui gagnait exclusivement sa vie en tant que pêcheur. "A l’origine c’était une passion. Jeune, je pêchais à la ligne avec ma grand-mère, puis au harpon avec mon père.. Cela m’a donné envie d’en faire mon métier", explique-t-il, alors qu’il exerçait encore récemment son métier à bord d’un poti marara, bateau de pêche polynésien.

2 GLOBE-TROTTER
Suite à ses exploits réalisés d’Espinho, Taiarui a été très sollicité. Suisse, Portugal, Allemagne, Italie, Espagne, Estonie, Japon… le Tahitien a, durant deux ans, parcouru les plages du monde et revêtu différents maillots. En 2016, il a terminé notamment troisième de l'Eurowinners Cup - sorte de  Ligue des champions de Beach Soccer - organisée à Catane, en Italie, sous les couleurs du club portugais de Braga. Puis il a été sacré champion du Japon avec Fusion de Kashiwasa. Plus récemment, il a posé ses valises aux Bahamas en tant que... sélectionneur !

3 SÉLECTIONNEUR
"Si je suis ici aujourd'hui, c'est pour améliorer le niveau des joueurs, et ça me tient vraiment à cœur de les aider. Etre entraîneur de la Nacional Bahamas me donne une nouvelle expérience, et qui sait : ce sera peut-être mon chemin plus tard ?" Tels ont été les propos de l’intéressé, en mars 2016 lors de sa nomination au poste de sélectionneur des Bahamas. Sa mission accomplie, Taiarui a mis fin à l’aventure à l’approche de la Coupe du Monde que les Bahamas organisent du 27 avril au 7 mai. "L’expérience a été très intéressante mais Tahiti étant qualifié pour le tournoi, je ne pouvais pas continuer à les entraîner. Je dois me recentrer sur Tahiti et sur ma vie de joueur", confie-t-il avant de rajouter dans un rire : "Je préfère jouer qu’entraîner, ça donne moins mal à la tête !"  

4 JOUEUR
Défenseur complet de Tahiti, avec qui il a participé à trois Coupes du Monde - Ravenne/Italie 2011, Tahiti 2013 et Portugal 2015 -, Métal, comme il est surnommé (parce que c’est "un dur ", selon ses propres explications), a été révélé sur la plage d’Espinho en 2015. Auteur de quatre buts et six passes décisives pendant le tournoi, mais surtout d’une incessante activité dans le jeu, il est devenu une figure incontournable de sa discipline. Après avoir remporté la plus prestigieuse récompense individuelle, Taiarui ne fais pas de mystère sur ses prochaines intentions : "Je veux être champion du monde ", lance-t-il. Il n’y va pas par quatre chemins !