Eliminé récemment de la Ligue des champions de l'UEFA dès la phase de groupes, Chelsea entamait à Yokohama son opération rachat en demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2012 face au Club de Futbol Monterrey. En battant les Rayados 1:3, l’équipe anglaise s’est mise dans les conditions idéales pour conquérir un titre inédit et effacer pour de bon la désillusion européenne.

Au vu des premières minutes, l’équipe anglaise ne faisait pas de mystère autour de ses bonnes intentions. Elle surclassait Monterrey dans la possession de balle et se créait logiquement les premières occasions. Repositionné en 6, David Luiz jouait d’abord les 10 en distillant un ballon parfait dans la course d’Eden Hazard. Seul face à Jonathan Orozco, le Belge ouvrait toutefois trop son pied (6’). Isolé aux six mètres, Branislav Ivanovic l’imitait peu à près sur corner (10’).

Chelsea concrétisait finalement sa domination sur une combinaison entre Oscar et Ashley Cole côté gauche. Le centre impeccable de l’arrière gauche anglais trouvait Juan Mata démarqué. L'Espagnol ouvrait son pied gauche pour déflorer le panneau d’affichage (0:1, 17’). Au lieu de libérer les Anglais, ce but calmait bizarrement leurs ardeurs offensives, et réveillait les Rayados. Les Mexicains s’offraient deux opportunités d’égaliser, mais les têtes de l’immense Aldo De Nigris étaient hors cadre (27’ et 40’).

Du flair dans les vestiaires
Les Blues trouvaient aux vestiaires la recette pour étouffer définitivement la révolte mexicaine. A peine le coup d'envoi de la seconde période était-il sifflé qu’Eden Hazard centrait parfaitement en retrait pour Fernando Torres. El Niño enchaînait contrôle-frappe. Le tir était contré, le ballon terminait pleine lucarne (0:2, 46’). Deux minutes plus tard, le malheureux défenseur des Rayados Darvin Chavez mettait fin aux derniers espoirs des siens en poussant dans son propre but une passe latérale de Mata (0:3, 48’).

L’affaire était pliée. Chelsea se contentait dès lors de multiplier les passes dans l’entrejeu. Monterrey s’évertuait, lui, à sauver l’honneur. Il y parvenait en fin de match grâce à De Nigris d’une frappe du gauche, sur le côté droit de la surface (1:3, 90+1). Trop tard pour inquiéter Chelsea qui s'offrira, le 16 décembre face à Corinthians, en finale, la possibilité de définitivement chasser son blues.