LE FILM DE LA SAISON - Pour son 50ème anniversaire, la Copa Libertadores a tenu toutes ses promesses. L'édition du demi-siècle s'annonçait spéciale. Elle l'a été, comme l'atteste le triomphe éclatant d'Estudiantes de La Plata au grand dam des équipes brésiliennes, souvent en difficulté à domicile. L'épreuve la plus prestigieuse du continent sud-américain a également été marquée par le réveil du football uruguayen et la belle campagne des Vénézuéliens de Caracas. FIFA.com vous fait revivre les meilleurs moments de la compétition.

Le champion
Estudiantes de La Plata aura dû patienter 39 ans pour se hisser à nouveau au sommet du football sud-américain, avec la manière. Obligés de disputer le tour préliminaire, les Pincharratas ont ensuite perdu leur entraîneur Leonardo Astrada en pleine phase de groupes, avant d'être repris en main par un novice, Alejandro Sabella. La fin de l'histoire est connue et les chiffres sont éloquents : 10 victoires, 3 matches nuls, 3 défaites, 0 but concédé à domicile et le meilleur buteur du tournoi pour le club platense en la personne de Mauro Boselli.

Tout au long de la compétition, le maître à jouer des rouge et blanc a incontestablement été Juan Sebastián Verón. En soulevant le trophée à l'âge de 34 ans pour le compte d'Estudiantes, il marche dans les pas de son père. La Brujita (la petite sorcière) a par ailleurs été élu meilleur joueur de la finale contre Cruzeiro, à l'issue d'un match retour qui a coïncidé avec le troisième succès d'une équipe argentine au stade Mineirão. Avant de battre la formation de Belo Horizonte en finale, le León de La Plata avait écarté de son chemin le Sporting Cristal, Deportivo Quito, Universitario de Sucre, Libertad, Defensor Sporting et Nacional.

Les enseignements
L'édition 2009 de la Libertadores a commencé de façon idyllique pour les Brésiliens, qui sont parvenus à placer pas moins de six représentants en huitièmes de finale. Mais au terme des rencontres à élimination directe, seul Cruzeiro a réussi à atteindre la finale. Auteurs d'un 0:0 prometteur à l'aller loin de leurs bases, les Cruzeiristes ont ensuite vécu un véritable cauchemar à domicile.

Campagne 2009 au parfum spécial pour Palmeiras, qui rejoint São Paulo comme équipe brésilienne ayant participé le plus souvent au tournoi (14 fois). Le Verdão compte par ailleurs le plus grand nombre de matches disputés (140) et de victoires (73) dans l'épreuve reine de l'Amérique du sud.

À noter les parcours décevants de la plupart des prétendants au sacre final. La Liga de Quito, championne en titre, a quitté la compétition dès la phase de groupes, tout comme Colo Colo, River Plate, San Lorenzo de Almagro et les Colombiens d'Independiente Medellín et d'América de Cali. Favoris désignés de la plupart des observateurs, São Paulo et Boca Juniors ont été sortis en huitièmes et en quarts respectivement. Les Argentins sont tombés devant Defensor Sporting, tandis que São Paulo, qualifié pour les quarts à la faveur du retrait des clubs mexicains, a chuté devant Cruzeiro.

La Colombie et la Bolivie ont été les deux seuls pays non représentés en huitièmes de finale.

Les surprises
Estudiantes est la première équipe argentine - à l'exception de Boca Juniors - à remporter la Copa Libertadores au cours des 13 dernières années. Autre surprise dans cette édition 2009 : Caracas a justifié ses progrès en devenant le premier club de son pays à atteindre les quarts de finale de l'épreuve. La formation de la capitale vénézuélienne a été éliminée par Grêmio, non sans avoir menacé le Tricolor gaúcho jusqu'à l'ultime instant du match retour, à Porto Alegre.

L'Uruguay a lui aussi été dignement représenté par Nacional et Defensor Sporting. El Bolso est devenu la première équipe charrúa à s'inviter dans le dernier carré depuis 20 ans. Les Violetas ont quant à eux subi la loi d'un rouleau compresseur nommé Estudiantes, en quart de finale.

Les joueurs-clés
Outre les performances éblouissantes de Verón et Boselli, Estudiantes a toujours pu compter sur un Mariano Andujar impérial dans ses buts. Rolando Schiavi, déjà vainqueur de l'épreuve avec Boca Juniors, a renforcé la défense pincha avec maestria au cours des quatre dernières sorties de la formation de la Plata. Il était prêté par Newell's Old Boys. Côté Cruzeiro, on retiendra l'efficacité du gardien Fabio, l'habileté technique de Ramires et la puissance offensive de la paire Kléber - Wellington Paulista.

Darío Figueroa a été la figure de proue de Caracas, à l'égal de Souza pour Grêmio et de Keirrison pour Palmeiras. Jorge Núñez et Rodrigo Teixeira ont tous deux inscrit 7 buts, pour Nacional (Paraguay) et le Deportivo Cuenca respectivement. Côté Nacional (Uruguay), Nicolás Lodeiro a été l'une des grandes révélations, tandis que Diego De Souza s'est imposé comme l'un des joueurs-clés du Defensor Sporting.

Le saviez-vous ?
La finale 2009 est la troisième d'affilée perdue par un club brésilien qui recevait au match retour. Le même sort était échu au Grêmio face à Boca Juniors en 2007 et à Fluminense contre la Liga de Quito en 2008.

La stat
323 - C'est le nombre de buts inscrits lors des 134 parties disputées dans le tournoi. L'équipe la plus prolifique a été Cruzeiro (22 réalisations en 14 matches), qui possède un record moins louable avec ses 5 cartons rouges reçus.

Entendu...
"Les joueurs d'Estudiantes méritent un monument. Grâce à leurs efforts, nous venons d'entrer dans le panthéon du club et donnons suite à une tradition de gloire et de bonheur. Nous méritons ce trophée. Quant à Verón, il est tout simplement le footballeur le plus influent de toute l'histoire du club." Alejandro Sabella, entraîneur d'Estudiantes de La Plata.

Classement
1. Estudiantes LP (ARG) *
2. Cruzeiro (BRA)
* Champion, qualifié pour la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2009

Buteurs
1. Mauro Boselli (8 buts) - Estudiantes LP
2. Jorge Núñez (7) - Nacional (Paraguay)
3. Rodrigo Teixeira (7) - Deportivo Cuenca