Sanfrecce Hiroshima a décroché la troisième place de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA grâce à sa victoire face à Guangzhou Evergrande. Mais le champion du Japon a déjà l’esprit tourné vers la saison prochaine. Porte-drapeaux de la nouvelle génération du club japonais, le milieu de terrain Yusuke Chajima et l’attaquant Takuma Asano ont évoqué avec FIFA.com les enseignements du tournoi et les défis qui les attendent désormais.

Chajima vient seulement de boucler la deuxième année de sa carrière professionnelle, qui a débuté dès sa sortie de l’université. Né à Hiroshima, le joueur de 24 ans a été formé à Sanfrecce. "Nous nous sommes qualifiés en tant que champions du pays organisateur. C’était une bonne occasion de montrer au monde entier la qualité des clubs japonais", témoigne ce spécialiste des coups francs. "Je joue au football à Hiroshima depuis mon plus jeune âge et je n’aurais jamais imaginé évoluer un jour en J-League", raconte-t-il. "J’ai aussi connu des périodes peu fructueuses pour Sanfrecce. Je ne pensais donc pas le voir devenir ce qu’il est aujourd’hui. Terminer à la troisième place mondiale est excellent pour la confiance. Nous avons montré que Sanfrecce pouvait jouer un bon football."

"Nous nous battons jusqu’à la dernière minute et nous jouons en équipe, c’est ce qui fait notre force. Je pense que nous l’avons prouvé lors du match pour la troisième place", poursuit le milieu de terrain, qui a affronté avec ses coéquipiers les champions de quatre continents : Auckland City FC, le TP Mazembe, River Plate et Guangzhou Evergrande. "J’ai pu faire l’expérience du genre d’ambiance et d’adversité que nous n’avons pas forcément en J-League."

Takuma Asano a, de son côté, été désigné Homme du match Alibaba E-Auto lors du match pour la troisième place. "Je suis très heureux d’avoir pu évoluer au plus haut niveau mondial, d'avoir gagné cette rencontre et reçu ce trophée. Être distingué dans un tournoi de ce calibre va me permettre de gagner en confiance", confie l’attaquant de 21 ans. "Nous avons réussi à bien jouer tout au long du tournoi", estime-t-il. "Ça nous a apporté de la confiance. Même face à River Plate, en demi-finale, nous avons joué notre jeu et évolué sereinement. Ça n’a pas suffi et c’est le signe qu’il nous manque encore quelque chose. Je tiens vraiment à savoir ce que nos adversaires avaient de plus que nous, afin de pouvoir placer la barre encore plus haut."

Asano a disputé l’intégralité des deux rencontres face à Auckland City FC et Guangzhou Evergrande. Il est donc bien placé pour évaluer les points forts de ces deux champions continentaux. "Leurs façons de jouer sont complètement différentes", analyse-t-il. "Les styles de jeu de nos adversaires ont changé à chaque match. J’ai senti à plusieurs reprises que leur technique individuelle était différente de la nôtre. Nous avons malgré tout montré de belles choses mais aussi de moins belles. Il ne faut pas l’oublier et chercher à corriger ces défauts."

Objectif Ligue des champions
L'attaquant a été impliqué dans le but de la victoire lors du match pour la troisième place. À la réception d’un centre de Yoshifumi Kashiwa, sa tête a heurté la barre transversale, avant que Douglas ne suive victorieusement. "Sur cette action, deux de nos joueurs sont arrivés sur le ballon avant nos adversaires. C’est ce qui fait la force d’Hiroshima", relève Asano, qui reste sur ses gardes avant de retrouver peut-être Guangzhou Evergrande l’année prochaine en Ligue des champions de l’AFC. "Nous venons de battre le champion d’Asie lors du match pour la troisième place. Mais je pense que ce serait une autre musique si nous devions les affronter à nouveau en Ligue des champions", explique-t-il. "L’ambiance serait différente, l’attitude des joueurs aussi. Ça n’aurait rien à voir avec le match d’aujourd’hui, ce serait encore plus dur."

Hiroshima a décroché cette année son billet pour la Coupe du Monde des Clubs en tant que champion du pays organisateur, un titre acquis de haute lutte en J-League. La Ligue des champions pourrait désormais lui permettre de conquérir l’Asie, à condition de répéter ses récentes performances. "Nous pouvons atteindre le sommet du football asiatique si nous parvenons à reproduire match après match ce que nous avons fait face à Guangzhou, tout en continuant à élever notre niveau de jeu", conclut Asano, qui espère que Sanfrecce retrouvera la Coupe du Monde des Clubs en 2016, cette fois en tant que champion d’Asie.