Le 18 décembre 2016 pourrait rester à jamais gravé dans l’histoire des Kashima Antlers. Ils affronteront monument espagnol, le Real Madrid, en finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2016.

FIFA.com a rencontré les stars montantes du champion du Japon, qui ont joué un rôle essentiel dans son parcours jusqu’en finale.

Le milieu de terrain Shoma Doi et le défenseur central Gen Shoji ont tous les deux 24 ans. Ils ont rejoint Kashima en même temps que le meneur de jeu Gaku Shibasaki et représentent à eux trois la nouvelle génération d’un club qui compte à son palmarès un nombre record de huit titres nationaux.

Auteur de l’ouverture du score, sur penalty, lors de la demi-finale contre l’Atlético Nacional, Doi est déterminé à faire entrer les Antlers dans les livres d’histoire. "Je ne veux pas que les annales ne gardent que la trace de notre présence en finale", explique-t-il. "Je veux que Kashima entre dans l’histoire en ayant remporté ce tournoi."

Résolument ambitieux, le Japonais sait très bien que son équipe s’attaque à une montagne avec le dernier vainqueur de l’UEFA Ligue des champions. "Ils peuvent se projeter vers l’avant en un clin d’œil et comptent tellement de menaces offensives", prévient-il. "Il faudra se méfier de chaque tir lointain, de chaque centre, de chaque passe en profondeur et de chaque coup de pied arrêté."

Malgré son jeune âge, Doi semble n’avoir aucune difficulté à assumer l’enjeu énorme que représente cette rencontre pour l’avenir de Kashima : "Je me sens investi d’une mission depuis le premier match de la saison, qui nous a finalement vu remporter la J.League et atteindre la finale de la Coupe du Monde des Clubs. Si les joueurs de ma génération ne répondent pas présents, nous ne franchirons aucun palier, aussi bien individuellement que collectivement."

Le Real Madrid est assurément l’un des plus grands clubs de monde, mais les Antlers devront éviter selon lui de se laisser impressionner par leur adversaire et son effectif bardé de stars. "Nous ne pouvons pas nous permettre de les respecter outre-mesure", insiste-t-il. "Nous seront capables de rivaliser dans certains domaines et nous souffriront probablement dans d’autres. Ma tâche consistera à provoquer, à tirer et à me montrer présent devant le but. Je me concentrerai là-dessus."

Des défenseurs portés vers l’avant
Shoji se plie de son côté avec entrain aux exigences d’un tel tournoi international. "Ce n’est pas quelque chose que nous avons souvent l’occasion de vivre", note-t-il.

Afin de se hisser en finale, Kashima a écarté tour à tour le champion d’Océanie, Auckland City, le champion d’Afrique, Mamelodi Sundowns, et le champion d’Amérique du Sud, Atlético Nacional – des équipes réputées pour leur style de jeu physique et rapide. Le défenseur dit avoir particulièrement appris de la confrontation face aux Colombiens. "Ils m’ont poussé à élever mon niveau de jeu, ce qui est une très bonne chose pour ma progression et ma carrière", assure-t-il.

Shoji figurait parmi les nombreux joueurs du club japonais à avoir assisté à la deuxième demi-finale entre le Real Madrid et Club América. Sans doute amené à être au marquage de Cristiano Ronaldo en finale, il aura pu en tirer de précieux enseignements sur la façon dont se déplace le Portugais sur le terrain. Tenter de contenir la figure de proue madrilène n’est cependant jamais une partie de plaisir. "Je le saurai une fois que je l’aurai affronté", sourit le Japonais.

Il a également pu se rendre compte, en assistant au match des Espagnols au Stade international de Yokohama, à quel point les défenseurs du Real tenaient un rôle majeur sur le plan offensif : "Nous savons que c’est une équipe qui ne se repose pas uniquement sur sa ligne d’attaque. Ils ne peuvent pas gagner selon moi si les joueurs à vocation défensive n’apportent pas leur contribution devant. Sergio Ramos et les autres défenseurs se portent constamment vers l’avant. Il faut croire qu’avoir ce type de défenseurs centraux capables de monter est indispensable pour réussir au plus haut niveau mondial."

Réputé pour son marquage rapproché, Shoji dispose également d’un bon jeu de passes. "Je ne sais pas si cela suffira face à des joueurs de classe mondiale", tempère le jeune homme avec autant de modestie que d’excitation. "Pour le moment, j’ai seulement hâte de disputer cette finale", conclut-il en reflétant l’état d’esprit de l’ensemble de ses coéquipiers.