• Vainqueur de la Coupe intercontinentale en 1983,  Grêmio cherche à remporter sa première Coupe du Monde des Clubs
  • Les Brésiliens vont affronter le Real Madrid après avoir battu Pachuca en demi-finale
  • Luan, star de l'équipe, avertit : "Nous jouerons avec beaucoup d'envie"

"Luan ? Il est très fort et possède un avenir incroyable comme attaquant. On parle beaucoup de lui et ça me fait très plaisir." C'est dans ces termes que parlait Marcelo du joueur de Grêmio il y a quelques jours encore. L'intéressé sourit quand on lui rapporte les propos de son compatriote : "C'est une personne fantastique. Il a gagné tellement de titres qu'il pourrait peut-être nous laisser celui-là", lance Luan avant d'éclater de rire.

Quand les joueurs du Real Madrid et de Grêmio vont entrer sur le terrain pour disputer la finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Émirats Arabes Unis 2017, beaucoup de regards vont en tout cas se porter sur lui. "Le monde entier va regarder ce match et ça va être un grand privilège pour nous", confirme-t-il. "Nous voulons donner le meilleur de nous-mêmes sur le terrain pour essayer de gagner ce titre."

Luan en bref

  • Luan Ghuillerme de Gracia : 24 ans, attaquant
  • Principales qualités : dribble, rapidité et créativité
  • Il a joué exclusivement au futsal jusqu'à l'âge de 19 ans, avant d'intégrer le centre de formation de Grêmio
  • 2016 : médaillé d'or olympique avec le Brésil
  • 2017 : vainqueur de la Copa Libertadores et élu meilleur joueur du tournoi. Il a disputé son premier match avec les seniors brésiliens dans les qualifications pour Russie 2018 (Brésil 2:0 Équateur).

À quelques heures de la grande finale, Luan a répondu aux questions de FIFA.com pour analyser la confrontation entre son équipe et le Real Madrid.

Luan, vous avez joué et gagné une finale olympique et une Copa Libertadores. Cette nouvelle finale a-t-elle la même valeur a vos yeux ?
Elle est au même niveau. La médaille d'or olympique a été très importante du fait que le Brésil ne l'avait encore jamais gagnée. Pareil pour la Libertadores, que le club n'avait plus remportée depuis très longtemps. Il est certain que cette finale de Coupe du Monde des Clubs va être l'un des matches les plus importants de ma carrière.

En Amérique du Sud notamment, ce tournoi revêt une importance particulière. Qu'est-ce que cela signifierait de gagner cette Coupe du Monde des Clubs ?
La gagner avec l'équipe qui m'a formé et avec laquelle j'ai grandi, ce serait un rêve devenu réalité. Remporter avec Grêmio le trophée le plus prestigieux du monde pour un club, à savoir la Coupe du Monde, cela serait très significatif, non seulement pour moi sur le plan personnel, mais également pour l'histoire du club.

Le Real Madrid est-il favori ou dans une finale, il n'y a jamais de favori ?
Nous jouerons avec beaucoup d'envie. Ils sont évidemment favoris, car ils ont de grands joueurs, y compris le meilleur du monde. Nous allons essayer de jouer comme nous l'avons fait tout au long de l'année, avec ce style qui nous a aidés à gagner la Libertadores.

En demi-finale, Grêmio a eu du mal à venir à bout de Pachuca. Comment l'expliquez-vous ?
Nous devrons mieux jouer face au Real. Le premier match dans une Coupe du Monde des Clubs est toujours quelque chose de nouveau, en particulier pour moi, et nous avons tous été un peu nerveux, surtout en première période. Ensuite, nous avons commencé à être mieux dans le rythme de la partie et nous nous sommes créé de plus en plus d'occasions. Nous aurions pu en avoir encore plus. Mais la seule chose qui comptait était de gagner pour pouvoir jouer cette finale. Maintenant, c'est un match complètement différent qui nous attend. Il n'y a aucune nervosité chez nous. Nous sommes prêts mentalement pour cette finale.

Ressentez-vous une certaine pression de devoir démontrer qu'une équipe sud-américaine est capable de rivaliser avec un grand d'Europe ?
Toutes les équipes du tournoi ont de la qualité. Nous avons souffert contre Pachuca. Le Real Madrid a éprouvé des difficultés lui aussi. Ces deux demi-finales ont été équilibrées. Maintenant, nous devons montrer ici ce qui a fait de nous les champions d'Amérique du Sud. Nous avons la qualité pour rivaliser avec le Real.

Plus de 2 000 supporters de Grêmio sont venus aux Émirats pour vous soutenir. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
C'est la preuve qu'ils croient en nous, sinon ils n'auraient pas fait tout ce chemin ! Nous devrons être à la hauteur sur le terrain. Nous allons devoir courir et faire preuve de beaucoup de dévouement. Le résultat final sera la conséquence de ces efforts. Mais qu'ils soient venus d'aussi loin pour être au plus près de nous, cela nous rend très heureux.