Plus de soixante mille passionnés vont prendre place dans les tribunes de l'Ellis Park. Dans le public, certains supporteront les États-Unis et d'autres le Brésil. D'autres encore seront là pour le simple plaisir de s'imprégner d'une ambiance bon-enfant, pour souffler à plein poumons dans leurs vuvuzelas et vivre pleinement ce qui s'annonce comme un parfait point d'orgue à cette Coupe des Confédérations de la FIFA.

Après 90 minutes - voire davantage en cas de prolongation et de tirs au but - l'un des deux finalistes inscrira son nom au palmarès du Festival des Champions. Si le Brésil s'impose, il devancera la France et deviendra le recordman du nombre de sacres dans la compétition.

Le match
États-Unis -Brésil
28 juin, 20h30 (heure locale), Ellis Park de Johannesburg

Les États-Unis et le Brésil ont beau appartenir au même continent, l'Amérique, il existe un monde entre ces deux pays en termes de tradition et de palmarès footballistique. Le Brésil, où le futebol est profondément imprégné dans la culture, a conquis cinq titres mondiaux, un total inégalé. Aux États-Unis en revanche, le soccer n'est qu'un sport émergent et la sélection n'a encore jamais triomphé au niveau international.

Personne ne s'est donc étonné de voir les Maicon, Kaka, Robinho et autres Luis Fabiano battre 3:0 une formation nord-américaine dont le joueur vedette, Landon Donovan, évolue en MLS. Pourtant, beaucoup de choses ont changé en l'espace de dix jours...

Lors de la dernière journée, les représentants de la Bannière étoilée ont complètement dépassé une formation égyptienne pourtant impériale jusque-là. Après quoi, ils se sont permis le luxe d'infliger à l'invincible armada espagnole sa première défaite depuis 35 matches. Pendant ce temps, le Brésil, si spectaculaire et efficace jusqu'au dernier carré, a souffert plus que de raison pour se défaire de l'Afrique du sud. C'est finalement Daniel Alves, entré en cours de jeu, qui lui a sauvé la mise dans les derniers instants du match, grâce à un coup franc sublime. Aussi, Dunga et Bob Bradley s'attendent-ils à un match radicalement différent pour les retrouvailles entre les deux équipes. Quant aux spectateurs neutres, ils espèrent avoir droit à un joli bouquet final après une quinzaine flamboyante.

Face-à-face
Landon Donovan (USA) - Kaka (BRA)
Depuis le début de la compétition, les grandes stars des deux forces en présence ont été à la hauteur de leur statut, sans pour autant briller de mille feux. Les deux hommes sont rapides, dotés d'un dribble efficace et d'un sens du but affirmé. Nul doute à ce sujet, leur talent peut faire basculer le match en un clin d'œil.

Souvenez-vous
États-Unis 1:2 Brésil a.p., 23 juillet 2003, demi-finale de la Gold Cup de la CONCACAF, Miami

Les supporters américains comptent anxieusement les dernières secondes de la rencontre. Le but de Carlos Bocanegra, aujourd'hui capitaine, les place sur le seuil de la finale. Hélas pour eux, ce diable de Kaka surgit à la 89ème minute pour égaliser, alors que la défense américaine n'avait plus cédé depuis 600 minutes et le but d'Adriano lors de la victoire auriverde 1:0 en Coupe des Confédérations de la FIFA, un mois plus tôt. Les deux équipes devront donc disputer une prolongation, au cours de laquelle Diego fera la différence sur penalty.

La stat
200
- Comme le nombre de victoires signées par le Brésil en compétitions de la FIFA après son succès 1:0 contre l'Afrique du sud. Sur ses 300 matches disputés sur 61 épreuves, la Seleçao a enregistré un ratio de succès de plus de 65 %.

Le saviez-vous ?
Le recordman de sélections avec les États-Unis Cobi Jones a effectué un court passage dans le club brésilien de Vasco da Gama en 1996. Quant à Pelé, meilleur buteur de l'histoire de la Seleçao, il a passé trois saisons aux New York Cosmos, avec lesquels il a remporté la North American Soccer League en 1977.

Entendu...
"Nous avons obtenu de grands résultats par le passé, mais nous n'avons jamais gagné une compétition d'une telle importance. Remporter un tournoi auquel participaient le Brésil, l'Espagne, l'Italie et l'Égypte serait quelque chose d'extraordinaire pour nous. Ça nous donnerait un grosse dose de confiance avant de revenir en Afrique du sud pour la Coupe du Monde", Bob Bradley, sélectionneur des Etats-Unis

"Les États-Unis ont une grande équipe. Le fait que nous les ayons battus en début de compétition ne veut pas dire que nous allons automatiquement gagner cette fois. Ils ont fait un gros match contre l'Espagne. Ça va être un autre match et nous savons que nous n'aurons pas la tâche facile", Robinho, attaquant du Brésil.

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