Juan Antonio Pizzi exultait au sortir du match, qu'il analysait avec enthousiasme. "Je suis très content, très satisfait. L'équipe a déployé de gros efforts et a offert un superbe spectacle, même si le score est resté à zéro. C'était un grand match. Tous les joueurs se sont donnés à fond. Nous avons eu un peu plus d'occasions, comme les deux poteaux en prolongation, mais aucune équipe, aucun joueur n'a commis d'erreur. Il était difficile de savoir quels ajustements effectuer, parce que tout changement risquait de déstabiliser notre jeu. Heureusement, Claudio a livré une performance exceptionnelle pendant les tirs au but et les tireurs ont été impressionnants. Nous méritons d'être en finale. Nous devons nous battre jusqu'au bout. La moindre baisse d'intensité, de concentration ou d'efficacité nous mettrait à la merci de n'importe quel adversaire."

Le héros des tirs au but, le gardien Claudio Bravo, s'est montré beaucoup plus mesuré. "Je tiens à féliciter les joueurs. L'adversaire nous a obligés à aller au bout de nous-mêmes. Le match était très équilibré. Notre équipe ne jette jamais l'éponge, nous croyons toujours en nos chances. Il faut entourer cette sélection plus que jamais. L'heure est aux réjouissances, mais pas encore aux célébrations, il nous reste à jouer la finale. Notre succès est le fruit de nos efforts, mais aussi de l'intelligence et des enseignements de ceux qui travaillent à nos côtés", a-t-il ajouté.

Le sélectionneur portugais, Fernando Santos, s'est exprimé en ces termes : "Nous avons assisté à un grand match, disputé par deux excellentes équipes déterminées à gagner. Le Chili ne laisse aucun espace, mais nous avons bien résisté à la pression. Le match a été globalement équilibré et les deux équipes méritaient de l'emporter. Je félicite le Chili pour sa victoire."

"Le gardien a été fantastique pendant les tirs au but. Les tireurs qui ont échoué aujourd'hui avaient marqué contre la Pologne lors de l'EURO. À l'époque, c'étaient eux, les héros, mais c'est le football. Ils n'ont en rien démérité. Je porte une part de responsabilité, puisque c'est moi qui les ai choisis", a-t-il conclu.