Le sélectionneur des Etats-Unis, Bob Bradley, est revenu sur l'exclusion de son fils Michael (21 ans) à trois minutes de la fin de la demie contre l'Espagne, qui le prive de la plus grande finale de l'histoire du soccer, celle de la Coupe des Confédérations, dimanche contre le Brésil.
Quand un sélectionneur fait du Rudyard Kipling... "Pour n'importe quel joueur, voir la chance de jouer une finale s'envoler à trois minutes près, cela déchire le coeur. Mais c'est à travers des moments comme ça que les joueurs progressent. Vous devez rester fort quand vous êtes très déçu, c'est ça être un homme", a dit Bob Bradley (51 ans).
"Je crois aux conversations entre hommes, a poursuivi le sélectionneur. J'ai été élevé ainsi, mon père n'avait pas peur de me dire ce qu'il pensait. Je pense que c'est comme cela qu'il faut faire aussi dans une équipe. Landon (Donovan, le vice-capitaine, assis à côté de lui en conférence de presse) sait que je parle avec mon coeur à tous mes joueurs" (Donovan acquiesce).
"Est-ce que mes mots auraient été différents dans ma conversation avec Michael si ç'avait été Landon? Je ne crois pas", a-t-il conclu.
Bob Bradley évoque rarement le fait d'avoir son fils dans l'équipe. Le capitaine Carlos Bocanegra avait affirmé avant la compétition qu'il n'y avait "absolument aucune jalousie, Michael est exactement un joueur comme les autres".
Bradley, qui joue au Borussia Moechengladbach (relégué en 2e div. allemande), avait été exclu à la 87e minute du match Espagne-Etats-Unis (0-2), mercredi, pour une faute sur Xabi Alonso. Benny Feilhaber est pressenti pour le remplacer au poste de milieu récupérateur.


