Le Brésil, grand favori, est en course pour une troisième Coupe des Confédérations (après 1997 et 2005) contre les Etats-Unis, qui disputent leur première grande finale intercontinentale en espérant jouer à la Seleçao, dimanche à Johannesburg, le même tour qu'aux Espagnols.
"Le Brésil doit gagner toutes les compétitions auxquelles il participe. Nous le savons, le Brésil est toujours favori", explique tranquillement Dunga, le sélectionneur, pour évacuer la pression.
"Tout se passe normalement, ajoute-t-il, évidemment nous sommes un peu anxieux avant le match, un match difficile. Nous l'abordons groupés". Pour aider ses joueurs à moins stresser, il reste "très calme". "Ce n'est pas la peine de leur donner trop de conseils, poursuit Dunga. Ils sont conscient de ce qu'ils ont à faire."
Avec son palmarès long comme celui de l'équipe de basket-ball des USA et ses joueurs connus dans le monde entier (Kaka, Robinho, Lucio...), le Brésil devrait écraser les Etats-Unis, comme en poules (3-0), comme d'habitude (14 victoires à 1 en 15 confrontations), mais Dunga ne s'en laisse pas compter.
"Les deux meilleures équipes sont en finale, les plus efficaces, elles le méritent, dit-il. Quant au passé, ça ne m'intéresse pas, pas plus que l'avenir. Nous sommes dans le présent, c'est tout."
En poules, le 18 juin, les Brésiliens avaient très vite mené 2-0 lors du premier match, un but sur coup franc (Felipe Melo, 7) et une contre-attaque (Robinho, 20).
"Yes we can"
Bob Bradley, le sélectionneur américain, a retenu la leçon. "Nous savions qu'il ne fallait pas leur laisser d'espaces, mais nous avons fait des erreurs terribles, et nos plans étaient bons pour la poubelle... D'abord un coup franc, et alors que nous essayions de revenir, nous avons perdu une balle sur un corner. Et nous avons vu la vitesse de leur contre-attaque..."
"Mais nous avons appris, dans ces moments-là. A 2-0, à 10 contre 11 pour les 30 dernières minutes (Kljestan exclu à la 57e), nous avons continué à faire des efforts."
"Ils ont montré qu'ils pouvaient réagir vite, abonde Dunga, ils ont aussi battu Espagne (2-0 en demi-finale), le numéro un (au classement Fifa), s'ils sont capables de cela, ils ont des qualités."
Les Etats-Unis ont "une occasion énorme d'entrer dans l'histoire, une opportunité comme nous n'en aurons pas souvent, explique le vice-capitaine, Landon Donovan, le meilleur footballeur de son équipe, alors nous essaierons d'en profiter."
"Nous sommes très excités d'être en finale, reprend Bradley, pour le soccer, c'est un jour très spécial, la première fois que notre équipe nationale joue une finale de compétition mondiale. Et contre le Brésil!"
Va-t-il adopter le slogan de campagne du président Barack Obama, "Yes we can"? "Hé, nous travaillons pour lui", répond Bradley dans un grand sourire.

