Les réactions des sélectionneurs
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Après le coup d'envoi de la Coupe des Confédérations de la FIFA, avec le Tirage au sort officiel qui a eu lieu ce samedi 1er décembre à São Paulo, les sélectionneurs des sept équipes déjà qualifiées pour l'événement ont répondu aux questions des journalistes pour donner leur opinion sur les adversaires qu'ils auront à affronter lors du Festival des Champions, en juin 2013.

Les sélectionneurs du Brésil, du Japon, du Mexique et de l'Italie (Groupe A) et ceux de l'Espagne, de l'Uruguay et de Tahiti (Groupe B - le nom de la sélection qui représentera l'Afrique ne sera connu qu'en février 2013) ont donné une idée de ce que l'on est en droit d'attendre dans moins de 200 jours. Voici les meilleurs extraits des réactions.

Groupe A

Luiz Felipe Scolari (Brésil) :
"Notre attente à nous, Brésiliens, étant donné que nous avons une équipe compétitive, de qualité, est que le tournoi ne soit pas seulement un laboratoire, mais également l'occasion de se faire une idée claire de ce à quoi nous pourrons prétendre à la Coupe du Monde. Nous sommes dans le groupe de l'Italie, du Japon et du Mexique. C'est important, car ces adversaires vont nous donner une plus grande possibilité d'observation. Le sportif brésilien se surpasse dans l'adversité. C'est un groupe fort et c'est ce que nous voulions."

"Selon moi, il n'y a pas de favori pour le titre, ni le Brésil, ni l'Espagne, ni personne d'autre. Dans notre groupe, les deux sélections qualifiées d'office ont autant de qualités que celles qui ont obtenu leur qualification sur le terrain et dans le Groupe B, deux équipes au moins sont au même niveau. Une défaite en Coupe des Confédérations ne sera pas un drame si nous jouons bien, montrons de la qualité mais que, pour une raison une autre, nous ne gagnons pas le titre."

Alberto Zaccheroni (Japon) :
"Ce sera la première fois que je me retrouverai opposé à la sélection italienne. Je ne peux pas imaginer à quoi cela va ressembler, mais j'imagine que ce ne sera pas un match comme les autres. Mais l'important est d'aller chercher le résultat. Ce sera notre premier objectif. Les trois autres équipes du groupe sont au-dessus de nous au classement mondial, mais ces derniers temps, nous avons progressé et nos joueurs ont emmagasiné de l'expérience à l'étranger. Personnellement, je suis très curieux de voir comment nous allons nous sortir de ce groupe."

José Manuel de la Torre (Mexique) :
"C'est une satisfaction d'être dans cette compétition. Dans notre groupe à lui seul, il y a huit titres de champion du monde, ce qui pour nous signifie une occasion énorme de continuer à progresser. Notre objectif n'est pas seulement de participer, mais de nous qualifier pour la deuxième phase et de jouer le titre, comme nous l'avions fait au Mexique en 1999."

"La dernière confrontation avec le Brésil appartient à l'histoire. Ce qui est arrivé s'explique par le fait que nous nous sommes bien préparés pour cette occasion. Depuis, le Brésil a changé d'entraîneur et nous allons devoir analyser notre adversaire pour chercher une manière de le battre. Mais ce sera en juin. Nous n'y sommes pas encore. Ce que nous savons déjà en revanche, c'est que nous avons les moyens de battre n'importe quelle équipe, n'importe où. C'est quelque chose que nous devons réussir à transmettre à tous nos joueurs."

Cesare Prandelli (Italie) :
"Ce sera une grande émotion de rencontrer non seulement un grand professionnel, mais également un ami comme Alberto Zaccheroni lors du match contre le Japon. Quant à l'ordre des matches, ce n'est pas un problème. L'important est de réussir à faire que notre équipe maintienne la concentration et la mentalité nécessaires pour affronter ces trois grandes équipes."

Groupe B

Vicente Del Bosque (Espagne) :
"Il est vrai que nos résultats des dernières années nous donnent encore plus de responsabilités, mais nous ne devons pas oublier que l'Uruguay n'a pas été loin de nous en Afrique du Sud, avec une quatrième place. Le champion d'Afrique est toujours difficile à jouer également. Tout le monde dit que le Brésil est endormi, mais on oublie un peu trop vite qu'il est tout simplement le tenant du trophée de la Coupe des Confédérations, qu'il y a moins de quatre ans, ce sont les Brésiliens qui soulevaient cette coupe."

Eddy Etaeta (Tahiti) :
"Pour nous, c'est tout simplement incroyable : un petit pays de 250 000 habitants va jouer contre les meilleures équipes du monde. Nous allons jouer contre l'Uruguay et l'Espagne, championne du monde en titre. Nous allons essayer d'être à la hauteur pour représenter notre région le mieux possible. Jouer contre l'Espagne au Maracanã est particulièrement intéressant. Si nous arrivons à marquer un but, ce sera déjà quelque chose d'incroyable. Mais nous devons être réaliste quant à nos aspirations."

Óscar Tabárez (Uruguay) :
"L'Espagne est selon moi l'adversaire le plus difficile parmi tous les participants. Les résultats de ce pays ainsi que sa manière de jouer depuis plusieurs années en sont la preuve. Mais d'un autre côté, c'est une fierté et une motivation d'avoir la chance de jouer contre cette équipe. Mais le match décisif sera certainement le deuxième, contre le représentant africain. Cette rencontre en dira long sur nos espoirs d'atteindre la deuxième phase. Ensuite il y a Tahiti, qui est une équipe moins expérimentée. Mais d'un autre côté, c'est également un adversaire que nous ne connaissons pas."