L’équipe de Turquie s’est enlevé une épine du pied en éliminant le Brésil de la Coupe des Confédérations de la FIFA. Grâce à un 2-2 obtenu à Saint Etienne, les Ottomans ont non seulement pris leur revanche sur leurs deux défaites subies l'an dernier en Coupe du Monde de la FIFA, mais ils se sont en plus assurés la deuxième place du Groupe B. Le 26 juin prochain, ils disputeront la demi-finale du Stade de France, face aux Bleus.

Débutant la partie avec la même configuration tactique que lors des deux matches précédents, les Verdeamarelhos font pourtant preuve de plus de fluidité et dominent la première période. La première action dangereuse est à mettre au crédit de la doublette de l’Atlético Paranaense : Kléberson fausse compagnie à son garde-chiourme sur le couloir droit et adresse un centre à destination d’Ilan. L’attaquant saute plus haut que tout le monde au deuxième poteau mais voit le cuir s'écraser sur le montant (6’). Quelques instants plus tard, Adriano jouit d’une occasion en or d’ouvrir la marque sur une sortie à contretemps de Rustu Recber. Hélas pour les champions du monde, son tir du gauche qui semblait destiné aux filets est repoussé par un docteur ès sauvetages sur la ligne : Bulent Korkmaz.

A force de pousser, le Brésil ouvre le score. Depuis sa moitié de terrain, Lúcio envoie un long ballon à Adriano, qui contrôle le ballon de la poitrine et conclue adroitement de son pied gauche. Rustu, pourtant sorti à sa rencontre, ne peut rien faire. Le ballon pénètre lentement dans les buts malgré le retour désespéré de Korkmaz et d’Alpay Ozalan (1:0, 23’). En cette première période, Dida pointe au chômage technique. La Turquie bafouille son football.

Après la pause, les Brésiliens reculent d'un cran et cèdent la possession aux Turcs. Jouissant d’un plus large rayon d’action, Gokdeniz Karadeniz enfile le costume du héros et manque d’un rien l’égalisation. Son missile du droit passe à quelques centimètres (52’). Pas découragé pour deux sous, le milieu de Trabzonspor fait la joie des siens quelques minutes plus tard. Servi depuis l'aile droite et mis en jeu par Juan, Karadeniz prend son temps et lobe Dida d’un joli tir du cou du pied. Impuissant, le gardien canarinho ne peut que constater les dégâts (1:1, 53’). Dans les 20 dernières minutes, on entre dans l'archétype du match d'attaque-défense, le Brésil faisant le siège des cages de la Turquie, qui, elle, attend le bon moment pour jaillir en contre. Maurinho dispose d’une occasion en or, mais il bute sur Recber (73’).

La Seleçao met tous ses joueurs sur le pont et se lance à l’abordage. Mais les pirates turcs lui font payer cher cet acte désespéré. Sur une contre-attaque rondement menée, Basturk part de son camp et avance balle au pied jusque dans les 18 mètres. Il fixe Dida et décale à gauche Okan Yilmaz, qui n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets (1:2, 81’).

Dans les dernières minutes, le Brésil tente le tout pour le tout. Il est récompensé trois minutes après la fin du temps réglementaire lorsque Alex trompe Rustu d’une belle frappe croisée du pied gauche (2:2, 93’).C'est trop tard pour reprendre l'avantage, mais pas pour se faire expulser. Déjà averti, Ronaldinho joue des poings dans le maul qui se forme dans les filets après le but et reçoit un deuxième carton jaune, synonyme d'expulsion. Cet excitant match nul marque la revanche des Ottomans en même temps qu’il les qualifie pour les demi-finales, où ils retrouveront la France. De son côté, le Brésil quitte la compétition.