Le vainqueur :

C'était écrit d'avance. Le règne français sur le football mondial ne pouvait que se poursuivre sur les terres asiatiques en 2001. Après la Coupe du Monde de la FIFA 1998 et le Championnat d'Europe 2000, la Coupe des Confédérations de la FIFA 2001 ne résista pas au féroce appétit des Bleus. Malgré les défections de Fabien Barthez et de Zinédine Zidane, Roger Lemerre put compter sur les Patrick Vieira, Sylvain Wiltord et Marcel Desailly pour faire la différence. Autre élément-clé : Robert Pires, dont la mobilité, la classe et l'efficacité dans les derniers mètres lui valurent le titre de meilleur joueur. En première phase, la France accéléra quand bon lui sembla, corrigeant la République de Corée (5-0) et le tenant du titre mexicain (4-0). Pourtant, à la surprise générale, elle s'inclina par le plus petit des écarts contre l'Australie, révélation de la compétition.

Considérée par beaucoup comme la revanche de France 98, la demi-finale contre le Brésil tourna à nouveau à l'avantage des Européens (2-1). La dernière rencontre, contre le Japon, ne restera pas dans les annales, engluée qu'elle fut dans une bataille de tranchées au milieu de terrain. Cependant, les hommes de Lemerre firent appel à leur précieuse expérience pour s'imposer 1-0 grâce à un but signé Patrick Vieira.

Les surprises :

Difficile de distinguer des surprises, tant ce tournoi fut riche en grandes équipes. Cependant, l'Australie et le Japon donnèrent du fil à retordre aux cadors en se classant respectivement troisième et deuxième. Le représentant de l'Océanie, emmené par Frank Farina, proposa un football audacieux qui fit mordre la poussière à deux grandes puissances, la France et le Brésil. En revanche, les Aussies trouvèrent en les Asiatiques leur bête noire de cette compétition : défaite contre la République de Corée en première phase puis défaite à nouveau face au Japon en demi-finales.

Les Japonais et leur mentor tactique Philippe Troussier s'adjugèrent le Groupe B en battant le Canada (3-0) et le Cameroun (2-0), puis en tenant le Brésil en échec (0-0). Le jeu emballant développé par les locaux, combiné à l'incroyable ferveur du public constitua sans nul doute l'une des grandes attractions de la compétition. S'ils écartèrent l'Australie en demi-finales, les Nippons ne purent rien faire face à l'expérience des Français. Cette équipe reposait sur les Junichi Inamoto, Shinji Ono et consorts, des joueurs qui allaient un an plus tard décrocher la première qualification de leur pays pour la deuxième phase d'une Coupe du Monde de la FIFA.

Participants :
Australie, Brésil, Cameroun, Canada, France, Japon, Mexique et République de Corée.

Villes-hôtes :
Daegu, Suwon, Ulsan (République de Corée)
Ibaraki, Niigata, Yokohama (Japon)

Buteurs :

  • Shaun Murphy (AUS), Patrick Vieira (FRA), Robert Pires (FRA), Eric Carrière (FRA), Sylvain Wiltord (FRA), Takayuki Suzuki (JPN) et Sun Hong Hwang (KOR), tous avec 2 buts.
  • Affluence totale :
    556 723 spectateurs

    Affluence moyenne :
    34 795 spectateurs