"Le Mexique est un endroit formidable pour le football. Des stades pleins, une ambiance exceptionnelle et deux Coupes du Monde, 1970 et 1986, très spectaculaires." Telles avaient été les paroles du sélectionneur du Brésil Vanderlei Luxemburgo au moment d'aborder la Coupe des Confédérations de la FIFA 1999. Sous-entendu : le Mexique est un hôte formidable... duquel il n'y a pas grand-chose à craindre sur le terrain.

Pour preuve, lors de la précédente édition du "Festival des Champions", El Tri avait été éliminé dès le premier tour, après avoir été notamment dominé 3:1 par une équipe d'Australie qui, à l'époque, ne battait pas grand monde en dehors de l'Océanie. Le Mexique, de son côté, avait subi une élimination dès le premier tour dans sept des 11 éditions de la Coupe du Monde de la FIFA™ auxquelles il avait participé à cette date.

Dans la Coupe des Confédérations 1999, le Mexique a négocié facilement le premier tour dans le Groupe A. Emmenée par un Cuauhtemoc Blanco particulièrement prolifique, la sélection aztèque a battu l'Arabie Saoudite 5:1 et la Bolivie 1:0, avec entre les deux un nul 2:2 face à l'Égypte.

La demi-finale s'annonçait particulièrement compliquée pour le Mexique, avec au programme un rendez-vous avec le rival historique, les États-Unis. La rencontre aura surtout été marquée par les prouesses exceptionnelles des deux gardiens, Jorge Campos pour les locaux et Kasey Keller côté américain. Le dénouement surviendra grâce à un but inscrit par Blanco lors de la prolongation.

Blanco plus fort que Ronaldinho
En finale, les hommes de Manuel Lapuente avaient rendez-vous avec une montagne à l'allure infranchissable : le Brésil d'un Ronaldinho encore adolescent mais déjà redoutable. En demi-finale contre l'Arabie Saoudite, la Seleção avait atomisé l'Arabie Saoudite (8:2). En outre, le bilan des cinq dernières rencontres entre les deux finalistes était à l'avantage exclusif du Brésil, avec cinq victoires au compteur.

Devant les 110 000 spectateurs de l'Azteca, le numéro 7 brésilien était dans la forme de sa vie. Malheureusement pour lui, le numéro 10 mexicain, Blanco, l'était aussi. Au final, le Mexique l'emportera 4:3, à l'issue d'un match palpitant.

"J'ai de merveilleux souvenirs de la finale à l'Azteca, car l'ambiance dans ce stade est unique. Les fans ont créé une atmosphère que je n'oublierai jamais. Quand je pense à tout ce que j'ai gagné dans ma carrière, la victoire avec le Mexique dans cette Coupe des Confédérations est au sommet. Pour n'importe quel joueur, c'est un tournoi important à gagner. Je n'oublierai jamais ce sacre", avait confié Rafael Marquez au micro de la FIFA.