Pour les huit meilleures nations océaniennes du moment, l'attente a été longue, mais le moment de revenir sur le devant de la scène internationale est arrivé. Le coup d'envoi de la Coupe des Nations de l'OFC sera donné le 28 mai en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le vainqueur de la finale du 11 juin validera par la même occasion son billet pour la Coupe des Confédérations de la FIFA, Russie 2017. Par ailleurs, le tournoi coïncide avec le Tour 2 des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™. Les six meilleures équipes accèderont au Tour 3, disputé selon une formule aller-retour. La sélection qui sortira en tête de cette ultime épreuve gagnera le droit d'affronter un représentant de la CONMEBOL pour tenter de décrocher l'un des derniers sésames pour la Russie.   

En attendant, tous les regards sont rivés sur Port Moresby, la capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où les huit concurrents ont été répartis en deux groupes de quatre. La Coupe des Nations 2016 débutera pratiquement quatre ans jour pour jour après la dernière édition et le succès historique de Tahiti. Dans la foulée, les Tahitiens avaient pris part à la Coupe des Confédérations 2013 au Brésil. FIFA.com dresse l'état des forces en présence.  

Le favori
Comme toujours, la Nouvelle-Zélande partira favorite mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, tous les voyants ne sont pas au vert pour les All Whites. Outre la chaleur qui règne en Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Zélande traverse une période de transition sous l'impulsion du jeune sélectionneur Anthony Hudson. Il ne reste plus qu'une poignée de vétérans de la qualification historique pour la Coupe du Monde 2010, au premier rang desquels Chris Wood et Michael McGlinchey. En dépit de ce relatif manque d'expérience, la ligne d'attaque apparaît plus talentueuse que jamais.Marco Rojas, Kosta Barbarouses et Jeremy Brockie sont capables de faire basculer le cours d'un match sur un coup d'éclat.   

Les prétendants
Fortes d'une riche et longue histoire au niveau régional, les Fidji affichent de belles ambitions, après une longue traversée du désert. Ces 12 derniers mois, le football fidjien a collectionné les succès, à commencer par deux qualifications historiques pour la Coupe du Monde U-20 de la FIFA et pour le Tournoi Olympique de Football Masculin. Dirigées par l'ancien sélectionneur australien Frank Farina, les Fidji peuvent en outre compter sur l'un des attaquants les plus célèbres d'Océanie : Roy Krishna, pensionnaire de Wellington Phoenix en A-League.

La Nouvelle-Calédonie profite elle aussi d'une solide réputation, grâce notamment à ses connexions françaises. Affiliée à la FIFA depuis 2004 seulement, elle s'est rapidement taillé une place dans le paysage océanien. Il y a quatre ans, les Cagous avaient battu la Nouvelle-Zélande en demi-finale. Cette année encore, ils comptent plusieurs professionnels basés en France dans leurs rangs.

De son côté, la Papouasie-Nouvelle-Guinée fera l'objet de nombreuses attentions en tant que pays hôte. Pour leur quatrième participation à des préliminaires mondialistes, les insulaires espèrent franchir un palier. Les Kapuls pourront compter sur la sagesse de l'expérimenté Danois Flemming Serritslev pour les mener à bon port. Une fois de plus, les Samoa ont gagné le droit de s'asseoir à la table des grands après avoir habilement négocié le Tour 1. En 2012, la sélection avait enregistré trois lourdes défaites mais cette fois, elle a pu se préparer sereinement et semble mieux armée que jamais pour résister aux poids lourds de la région. Le dernier coup d'éclat des Îles Salomon remonte déjà à 12 ans. En 2004, les insulaires avaient défié la Nouvelle-Zélande en finale. Depuis, les Mélanésiens déçoivent régulièrement. L'équipe paraît pourtant bien équilibrée et sur le papier du moins, tous les ingrédients sont réunis. En coulisse, l'entraîneur d'Auckland City Ramon Tribulietx sera présent pour offrir ses conseils techniques.  

Tahiti avait stupéfait toute la planète football en s'imposant devant la Nouvelle-Calédonie en finale de l'édition 2012. L'année suivante, les Toa Aito s'étaient fait un nom en prenant part à la Coupe des Confédérations 2013 au Brésil. Toutefois, plusieurs cadres de cette équipe ne sont plus là, à commencer par Marama Vahirua. La tâche s'annonce donc ardue pour les Tahitiens. Après dix ans de progrès constants, le Vanuatu a connu une sortie de route il y a quatre ans. Mais le souvenir de sa victoire 4:2 sur la Nouvelle-Zélande en 2004 incitera certainement ses adversaires à la méfiance.

Le joueur
Depuis quelques années, le milieu de terrain salomonais Micah Lea’alafa collectionne les succès. Auteur d'un doublé, il s'est adjugé le titre d'homme du match lors de la victoire d'Auckland City en finale de la Ligue des champions de l'OFC. Ce tournoi arrive donc au meilleur moment pour le joueur de 24 ans, également membre de l'équipe de futsal de son pays.  

La stat
1
- Tahiti reste le seul pays à avoir brisé l'hégémonie qu'exercent la Nouvelle-Zélande et l'Australie (qui a depuis rejoint l'AFC) sur le titre continental océanien.  

Entendu…
"Soyons très clairs : nous abordons cette Coupe des Nations avec humilité et beaucoup de respect pour les autres équipes en lice. Nous savons ce que nous avons à faire, mais nous ne sous-estimerons en aucun cas nos adversaires." - Anthony Hudson, sélectionneur de la Nouvelle-Zélande