Le Festival des Champions se rapproche à grands pas. Le coup d’envoi de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2017 sera en effet donné le 17 juin en Russie. Capitaine de l’équipe d’Espagne victorieuse de la Coupe du Monde de la FIFA 2010™, Carles Puyol s’est rendu dans le pays afin d’observer l’avancée des préparatifs à l’approche du tournoi.

Ce fut un séjour bref mais intense pour le Catalan, qui est parvenu, en seulement deux jours, à visiter le Stade de Saint-Pétersbourg, à participer à un chat avec des supporters russes, à rencontrer les aspirants volontaires pour la Coupe des Confédérations et la Coupe du Monde et à faire un tour dans le métro de Moscou. L’ancien défenseur du FC Barcelone a confié dans un entretien à FIFA.com son sentiment sur les préparatifs de la Coupe des Confédérations et ce qu’il attend du tournoi.

Carles, que pensez-vous des préparatifs de la Russie pour la Coupe des Confédérations 2017 ?
Je suis ravi de ma visite. Je me suis rendu au stade de Saint-Pétersbourg et je peux vous dire qu’il semble prêt à accueillir des matches de haut niveau. Il est vraiment impressionnant. J’ai rencontré des volontaires à Moscou, où j’ai emprunté le célèbre métro. J’ai senti dans les deux villes une attente grandissante. La Russie a hâte que le tournoi arrive. Vous pouvez voir que le pays a vraiment envie d’organiser au mieux la Coupe des Confédérations et la Coupe du Monde.

Vous avez soutenu le Programme des Volontaires depuis son lancement en Russie au mois de juin dernier. Vous semblez entretenir un lien privilégié avec les Volontaires…
J’ai vraiment apprécié mes rencontres avec les Volontaires en Russie, que ce soit en juin l’an dernier ou cette fois-ci. Le fait que plus de 176 000 personnes aient postulé pour devenir Volontaires montre tout l’intérêt que suscitent ces tournois en Russie. Les Volontaires contribueront largement à leur succès, cela ne fait aucun doute. Ils jouent après tout un rôle crucial dans l’organisation d’événements sportifs majeurs, qui ne pourraient tout simplement pas avoir lieu sans eux.

Vous avez participé à la Coupe des Confédérations 2009. Quels souvenirs gardez-vous du tournoi ?
Il n’a, d’un côté, pas vraiment souri à l’Espagne. Nous avons perdu en demi-finale contre les États-Unis (2:0) et nous méritions cette défaite. Les Américains ont été plus forts sur ce match. D’un autre côté, le tournoi s’est avéré extrêmement important pour notre victoire lors la Coupe du Monde 2010. Nous savions déjà à quoi nous attendre en Afrique du Sud et cela nous a donné un avantage en 2010. Selon moi, il ne faut pas voir la Coupe des Confédérations comme une répétition générale de la Coupe du Monde. C’est un tournoi important en lui-même, mettant aux prises des champions en titre. C'est l'occasion d'ajouter une ligne prestigieuse à son palmarès en cas de succès.

Revenons à la prochaine Coupe des Confédérations. Quels en sont, selon vous, les favoris ?
J’attends avant tout avec impatience d'y voir des matches spectaculaires mettant aux prises des joueurs de haut niveau. Compte tenu du jeu qu’ils ont déployé dernièrement, je dirais que l’Allemagne et le Chili font figure de favoris.

La Russie participera pour la première fois de son histoire à la Coupe des Confédérations. Vous l’avez affrontée lors de l’UEFA EURO 2008, un tournoi qui a réussi à la fois à la Russie et à l’Espagne…
Je garde d’excellents souvenirs de ce tournoi, car il marque le début de la plus belle page de l’histoire du football espagnol. Je n’ai pas non plus oublié cette équipe de Russie, qui, comme l’Espagne, a joué de façon formidable pendant cet EURO. La Russie avait de superbes joueurs à l’époque, c’était donc particulièrement appréciable de la dominer lors de la phase de groupes (4:1) et en demi-finale (3:0). Ce fut peut-être nos deux meilleures performances de la compétition.

Que savez-vous de l’actuelle équipe de Russie, qui traverse une période de transition ?
Le football fonctionne toujours par cycles et la Russie en démarre un nouveau, avec de jeunes joueurs et un nouveau sélectionneur. Elle se trouve par ailleurs dans la position unique d’accueillir la Coupe des Confédérations et la Coupe du Monde. Cela lui donnera un surcroît de motivation, tout en pouvant compter sur le soutien du public. Cette équipe aborde une période intéressante. Je garderai un œil sur elle, on verra de quoi elle sera capable.

L’Espagne démarre également un nouveau cycle. Quelles sont ses chances de soulever à nouveau la Coupe du Monde en 2018 ?
J’aime l’actuelle équipe d’Espagne. Elle a bien débuté les qualifications pour la Coupe du Monde, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Il faut voir comment elle sortira de cette campagne qualificative. Je pense qu’elle ira à la Coupe du Monde, même si elle a hérité d’un groupe relevé. Et on verra après.

Quels seront les favoris de la Coupe du Monde 2018 ?
Si leurs équipes sont en forme, je dirais l’Argentine, le Brésil, l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, mais c’est difficile à dire aujourd’hui. Il reste encore plus d’un an avant le tournoi et beaucoup de choses peuvent évoluer. Attendons d’abord de voir qui se qualifiera pour la compétition !