Le trophée de la Coupe des Confédérations de la FIFA est en tournée dans les pays qui participeront à l’épreuve du 17 juin au 2 juillet en Russie. Après un passage par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, il a fait une halte au Portugal, champion d’Europe en titre, avant de mettre le cap sur l’Amérique. C’est l’ancien joueur arrière latéral Roberto Carlos qui l’a escorté en terres lusitaniennes.

Le Brésilien, qui a évolué pendant un an à l’Anji Makhatchkala, équipe dont il a également été l’entraîneur par intérim, est certain que l’ambiance sera au rendez-vous en Russie. Mais il peine à donner un candidat pour le titre. Entretien.

Roberto Carlos, vous avez eu l’occasion de jouer en Russie. Comment décririez-vous les supporters russes ?
Ils adorent le football, ils en sont vraiment dingues. J’ai eu la possibilité de jouer dans une équipe qui ne résidait pas à Moscou et le stade était plein à tous les matches. Je ne vous parle pas d’équipes comme le Lokomotiv ou le Spartak, qui attirent toujours énormément de monde. Je crois beaucoup à cette Coupe des Confédérations, comme je crois d’ailleurs à la Coupe du Monde. Cela aidera les Russes à mieux mesurer l’importance du football, ce qu’il représente vraiment.

On a l’habitude d’associer la Russie au froid. Or, ça se passera au mois de juin… Comment est l’été en Russie ?
Très chaud ! On plaisante souvent sur ça, parce qu’on passe de -40°C en hiver à 40°C en été. Il fait vraiment très chaud en été. On voit beaucoup de monde dans la rue. Il faut bien comprendre que les Russes souffrent beaucoup du froid, donc ils aiment bien profiter de l’été. Ceux qui iront en Russie trouveront des gens très accueillants, des bars pleins. Il y aura forcément une super ambiance.

Parlons de la compétition. La Russie a été versée dans le groupe de la Nouvelle-Zélande, du Portugal et du Mexique. Jusqu’où peut-elle aller ?
C’est un groupe difficile, très compliqué. Mais le fait de jouer à la maison, devant son public, va forcément l’aider. Ce sera chaud entre la Russie, le Portugal et le Mexique. Les Russes ont l’avantage de jouer à domicile. Le Portugal est champion d’Europe et peut s’appuyer sur Cristiano Ronaldo, le meilleur joueur du monde. Et le Mexique, je le connais bien, puisque je n’ai jamais réussi à le battre ! Il y a pas mal de bons joueurs, c’est une grande équipe.

Qui sont les favoris ?
Je vois le Portugal, le Mexique et l’Allemagne. Ce sont trois équipes qui me donnent du plaisir. Elles ont de bonnes individualités. Mais il faudra attendre le début de la compétition.

Cristiano Ronaldo, Alexis Sánchez, Arturo Vidal, Javier Hernández… Il y aura beaucoup de grands joueurs sur le sol russe. Y en a-t-il un que vous souhaitez voir jouer plus que les autres ?
Tout le monde a envie de voir Cristiano Ronaldo sous le maillot du Portugal. Et il y a tous les autres que j’ai cités. Ce sont des cracks. Je suis impatient de voir cette compétition démarrer.

Vous avez remporté la Coupe des Confédérations de la FIFA 1997. Quelle place ce titre occupe-t-il dans votre palmarès ?
Logiquement, la Coupe du Monde est à part. Mais la Coupe des Confédérations occupe une place importante pour moi, parce que c’est le premier titre important que j’ai conquis avec l’équipe du Brésil.