• Le joueur du Celta de Vigo est un élément clé de l'entrejeu chilien
  • La Roja a été placée dans le Groupe B de la Coupe des Confédérations, aux côtés du Cameroun, de l'Australie et de l'Allemagne
  • Marcelo analyse le poids respectif de Bielsa, Sampaoli et Pizzi dans la réussite du Chili

Marcelo Díaz a vécu une saison intense avec son club, le Celta de Vigo, qui a atteint les demi-finales de la Coupe du Roi et de l'UEFA Europa League. Après avoir disputé deux matches par semaine depuis janvier, et pris du repos uniquement pour soigner une blessure, le Chilien n'a pas la tête aux vacances.

Rouage essentiel de sa sélection, il ne veut pas manquer le prochain rendez-vous de la Roja, à la Coupe des Confédérations de la FIFA, Russie 2017. "L'Allemagne sera l'adversaire le plus redoutable dans notre groupe", estime El Chelo au micro de FIFA.com. "Ils sont champions du monde en titre et l'équipe marche très bien actuellement. L'Australie est très forte, comme nous avons pu nous en rendre compte quand nous les avons affrontés à Brésil 2014. Heureusement, nous avons gagné ce match-là, mais ce fut très serré. Et le Cameroun, en tant que champion d'Afrique, sera également un adversaire compliqué."

Mais le joueur de 30 ans préfère se concentrer sur les qualités de sa propre équipe pour évaluer ses chances en Russie. "La principale force du Chili est de toujours jouer en équipe. Peu importe qui nous avons en face de nous. Nous nous livrons toujours à fond, tous les joueurs s'aident les uns les autres", précise-t-il. "Les valeurs de solidarité et d'humilité sont très fortes au sein de cette équipe. Ce sont les clés de notre réussite ces dernières années."

"Nous partageons tous la même idée. Nous sommes tous très exigeants dans le travail quotidien. Il y a des joueurs importants qui ont depuis longtemps déjà un rôle essentiel avec leurs clubs respectifs : Alexis Sánchez, Arturo Vidal… Gary Medel et Charles Aránguiz sont également à un très haut niveau mais je pourrais énumérer comme ça toute l'équipe, car nous disposons d'une très bonne génération", ajoute-t-il

Le saviez-vous ?

  • Marcelo Díaz a débuté avec le Chili le 11 novembre 2011, dans les qualifications pour Brésil 2014
  • Il a été indiscutable dans les Copas América 2015 et 2016, les deux premières remportées par la Roja
  • Son idole est Marcelo Salas. Il admire également Xavi Hernández
  • Son activité pour se déconnecter du football est le tennis

Autre raison du succès chilien, l'impact qu'ont eu les derniers sélectionneurs dans l'évolution de l'équipe. Diaz n'a aucun doute quant à l'identité de l'architecte de la réussite chilienne, même s'il n'a jamais joué sous ses ordres. "Marcelo Bielsa a changé le football chilien de manière indéniable. Ses méthodes et son style de jeu ont attiré l'attention, mais il ne faut pas oublier que c'est avant tout notre mentalité qu'il a changée. Avant, le footballeur chilien était parfois… résigné. Devant des équipes comme l'Espagne, le Brésil ou l'Allemagne, il entrait sur le terrain en pensant qu'il était sûr de perdre. Aujourd'hui, nous n'avons peur de personne, parce que nous savons qu'en jouant en équipe, nous pouvons battre n'importe qui. Nous n'avons plus de complexes."

"Ensuite est arrivé Jorge Sampaoli. La structure était déjà en place et il a continué le processus. C'est là que l'équipe a atteint sa meilleure expression footballistique. Aujourd'hui, avecJuan Antonio Pizzi, l'équipe a incorporé quelques particularités propres à lui. Il faut qu'il reste en place et puisse travailler dans la continuité, car il fait du très bon travail."

"Nous n'avons plus de complexe d'infériorité. Nous savons que la seule recette pour le succès est de travailler et de croire en permanence que nous pouvons réussir de belles choses", conclut avec conviction El Chelo.