• Le Mexique a été versé dans le Groupe A, aux côtés de la Russie, la Nouvelle-Zélande et le Portugal
  • Il a disputé six des neuf éditions de la Coupe des Confédérations de la FIFA
  • Guardado, capitaine d'El Tri, se confie : "Pourquoi ne pas penser à la victoire finale ?"

Le capitaine d'El Tri, Andrés Guardado, nourrit de réelles ambitions à l’approche de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2017. Il est vrai que le Mexique affiche de sacrés états de service dans la compétition. Présent à six reprises, il a brandi le trophée en 1999, l’année où il a accueilli l’épreuve.

"J’avais suivi les matches à la télé. J’étais enfant à l’époque. Le pays était paralysé. Je me souviens de la finale contre le Brésil dans le stade Azteca. Ils avaient réussi à l’emporter et tout le pays était devenu fou. C’est l’un des succès les plus emblématiques de l’équipe nationale et il a permis au Mexique d’aborder autrement cette Coupe des Confédérations", se remémore Guardado, qui n’avait que 12 ans à l’époque. "On n’a pas renouvelé l’exploit depuis, même si on est passés tout près en 2005, en disputant notamment un grand match contre l’Argentine en demi-finale. Ça avait été un match très serré qui s’était décidé aux tirs au but".

Le milieu récupérateur a pu vivre en personne la toute dernière édition, Brésil 2013. Il y a joué les trois rencontres de la phase de poules, qui a vu le Mexique rater la qualification pour le deuxième tour. "À l’époque, on était au plus mal dans les qualifications pour la Coupe du Monde. On doutait énormément, le sélectionneur était en difficulté et l’ambiance était plombée. Il était donc arrivé ce qui devait arriver quand une équipe manque de confiance : on s’est arrêté au premier tour".

"Aujourd’hui, la situation est à l’opposé", souligne Guardado. "C’est pour cela qu’on aborde cette édition avec beaucoup de confiance. L’ambiance est totalement différente : on est très bien partis en qualifications et la confiance est au plus haut."

Le Mexique figure au sommet du classement de l’Hexagonal Final de la CONCACAF, dernier centre de tri avant Russie 2018, et il pourrait composter son billet mondialiste lors des deux prochaines journées de juin. Soit juste avant de partir pour la Russie…

"C’est un grand avantage pour nous. On pourrait y aller en ayant déjà validé notre qualification directe pour la Coupe du Monde. C’est vraiment très important, car on ferait le plein de confiance et de sérénité avant la Coupe des Confédérations. Cela nous permettrait de nous concentrer à 100% sur la compétition et de penser, pourquoi pas, à la victoire finale".

Informations personnelles
- Il a disputé trois Coupes du Monde de la FIFA et remporté deux Gold Cups de la CONCACAF
- Il a débuté dans la formation mexicaine d’Atlas en 2005
- Il a rejoint l’Europe en 2007, militant successivement dans les rangs du Deportivo La Corogne, du Valence CF et du Bayer Leverkusen
- Il a signé au PSV Eindhoven en 2014, remportant deux championnats et deux Supercoupes des Pays-Bas

"Je sens que j’ai trouvé ma place", dit-il au sujet du bon moment qu’il traverse au sein du club batave. "J’ai atteint les objectifs que je m’étais fixés : devenir champion, disputer la Champions League tous les ans et recevoir l’affection du public. Je me sens très bien ici. J’ai vraiment de la chance", souligne le joueur de 30 ans.

"Je suis arrivé ici avec une certaine maturité. Après la Coupe du Monde 2014, je sentais que quel que soit l’endroit où on me donnerait une chance, je démontrerais que j’étais fin prêt et les choses se passeraient bien". C’est ce qui est arrivé, malgré quelques blessures. Mais le Mexicain a pris le parti de les affronter avec philosophie.

"Il y a des gens qui ont de l’arthrite, d’autres qui ont des problèmes d’estomac et certains qui ont des migraines. Moi, j’ai des problèmes musculaires. C’est mon truc à moi. J’ai tout essayé pour éloigner les blessures et, d’une certaine façon, j’y suis arrivé. Je me blesse moins qu’avant, même si je suis encore un peu fragile", reconnait-il. "J’ai cette fragilité et je dois faire avec... Quand je me blesse, ça me rend fou, mais j’essaie d’affronter les choses en toute sérénité pour revenir plus vite."

Si les lésions musculaires l’épargnent, Cuadrado rêve de porter le brassard de capitaine en Russie. "On a vraiment la confiance en ce moment", martèle-t-il.

"On est tombé dans un groupe compliqué, avec les organisateurs et le champion d’Europe en titre. Malgré tout le respect que j’ai pour elle, la Nouvelle-Zélande devrait être un peu en retrait. On croit en nos chances", insiste l'un des fers de lance mexicains. "Le Mexique a besoin de franchir enfin un palier au niveau international, que ce soit en Coupe des Confédérations, en Copa América ou en Coupe du Monde. C’est pour nous l’occasion idéale de démontrer de quoi on est capables. On verra bien si on y arrive lors de cette Coupe des Confédérations", conclut-il.