• Javier Hernandez a étoffé son jeu pour devnir plus qu'un simple buteur
  • Il a inscrit un but contre le Portugal 
  • "Je ne suis pas un buteur, je suis un joueur de football", se décrit-il

À son arrivée en Europe, Javier Hernández a ébloui par un instinct de finisseur d'une telle précision qu'il parvenait toujours à faire mouche, parfois comme par magie. Si on avait dû le définir, il aurait répondu par un seul mot : buteur.

Mais à la Coupe des Confédérations de la FIFA, Russie 2017, Hernández s'est transformé en un joueur 'tout-terrain', qui collabore à la construction du jeu, et même à la récupération. Il n'en a pas pour autant perdu son flair devant la cage. En témoigne son but contre le Portugal, qui a fait les frais d'un de ces coups de tête opportuns dont il est coutumier.

D'où sort le Chicharito nouveau ? "C'était quasiment une question de survie", confie l'intéressé lui-même, au micro de FIFA.com,  à la veille de la demi-finale contre l'Allemagne.

Une adaptation maximale
Si vous avez 90 minutes de libres, revivez la rencontre Mexique-Portugal en vous concentrant sur l'ailier gauche d'El Tri, sans regarder son numéro, ou penser à ses nom et surnom. Vous verrez un joueur complet, capable de réussir 75 % de ses passes, de remonter 80 mètres pour récupérer un ballon à quelques secondes du coup de sifflet final et de pénétrer la surface pour marquer au moment le plus opportun.

C'est le nouveau Chicharito Hernández. "Je ne suis pas un buteur, je suis un joueur de football", insiste celui dont l'évolution s'est faite presque naturellement en l'espace de quelques années. "Les meilleurs entraîneurs du monde m'ont appris qu'un joueur devait savoir s'adapter à toutes les circonstances et en tirer parti."

"J'ai essayé de m'adapter aux besoins de l'équipe dans tous les clubs où je suis passé. Ce n'était pas vraiment calculé, mais il me fallait sortir du lot. Je ne suis pas le plus grand, le plus fort, ni le plus rapide," poursuit-il. "Je dois trouver le moyen de me mettre en évidence, c'est quasiment une question de survie."

À point nommé
La métamorphose de Chicharito n'aurait pu mieux tomber. Ce 29 juin, le Mexique disputera la demi-finale de Russie 2017 contre l'Allemagne, un pays que l'attaquant connaît bien pour avoir joué au Bayer Leverkusen ces deux dernières années. "C'est fantastique pour moi d'affronter la sélection de mon pays d'adoption. Ce sera aussi un grand moment pour la sélection mexicaine. On ne joue pas tous les jours contre les champions du monde, surtout avec une finale à la clé. Nous sommes hyper-motivés", assure Hernández.

Si l'on s'en tient à l'histoire, le match s'annonce compliqué pour le Mexique, qui n'a vaincu l'Allemagne qu'une seule fois en dix confrontations. La statistique n'impressionne pourtant pas Chicharito et ses coéquipiers. "Le football est beau, parce qu'il permet de changer l'histoire. Nous allons prendre le match en main, sans modifier notre style. Nous essaierons de corriger nos erreurs, bien sûr, mais notre jeu offensif a donné de bons résultats. Pourquoi en changer ?"

Les champions du monde auront donc affaire à des Aztèques courageux et combatifs. Quel sera le rôle de Chicharito : attaquant, ailier gauche, 'tout-terrain' ? "Je veux jouer dès l'entame et le plus longtemps possible", répond-il avec bonne humeur. "Le poste m'importe peu. En plus, l'entraîneur nous explique sa stratégie et il en discute avec nous pour qu'on la comprenne bien. Du coup, tout devient plus facile, alors quelle que soit ma position, elle me conviendra."