• La latéral a accordé un entretien à la FIFA avant la demi-finale du Chili contre le Portugal
  • Il serait "extrêmement risqué" de se focaliser sur Ronaldo
  • Comment défendre contre Ronaldo ? "En l’attaquant"

De notre envoyé spécial avec le Chili, Diego Zandrino

"- Mauricio, que pensez-vous que Cristiano Ronaldo a préparé pour vous déborder ?
Ça, c’est une question !", répond le Chilien Mauricio Isla à la FIFA dans un éclat de rire...

"Cristiano ne se prépare pas pour me déborder moi spécialement, il se prépare pour déborder n’importe quel latéral", poursuit le joueur de couloir droit de la Roja, sans perdre le sourire. "Au-delà de mon cas personnel, il doit penser à l’ensemble du Chili, de la même manière que nous pensons à l’ensemble du Portugal, et pas seulement à lui."

Selon Isla, il serait risqué d’aborder la demi-finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Russie 2017 avec un autre état d’esprit. "Ils ont aussi Quaresma, Nani, Gomes... J’ai joué avec Bruno Alves et je sais ce qu’il vaut en tant que défenseur. On est vigilants par rapport à l’ensemble de l’équipe", assure-t-il.

Ceci étant dit, si Ronaldo se trouve dans sa zone, le défenseur pensera à un enseignement qu’il tient de Marcelo Bielsa. "La meilleure façon de défendre face aux attaquants, c’est de les attaquer. Si un latéral attaque l’attaquant, il prend des risques pour le forcer à défendre."

La fiche de Mauricio Isla
Âge : 29 ans
Première sélection : 07/09/2007
Nombre de sélections : 93
Buts : 4

Isla aura donc encore plus de raisons de ne pas se cantonner à sa fonction défensive. "Je vais me donner à 100 % pour créer beaucoup de problèmes en attaque de mon côté, tout comme Jean Beausejour du sien. Il existe un respect mutuel entre ces deux équipes", poursuit-il.

Il a même décidé d’assumer pleinement cette vocation offensive, sans se focaliser sur le danger qu’il laissera dans son dos. "C’est une question de confiance", argumente-t-il. "Si on perd le ballon, j’ai derrière moi Gary Medel, avec lequel je joue depuis de nombreuses années. Si lui ne me couvre pas, ce sera Marcelo Díaz ou un autre coéquipier. Je leur fais entièrement confiance."

Isla affirme ne pas ressentir de pression particulière à quelques heures du match à Kazan. "Le stress, que ce soit en amical ou sur les grands matches, il est toujours présent. Ici, il est dû au contexte." Quand on lui parle de l’empreinte que pourra laisser le résultat de ce choc sur la "génération dorée", le latéral se montre là encore joueur. "La même empreinte que celle que nous avons laissée face à de grandes équipes comme l’Argentine ou le Brésil. On vit de beaux moments. On a travaillé pour obtenir de bons résultats et on veut continuer à donner du bonheur aux gens. Quoi de plus beau que de le faire face à une équipe de la qualité du Portugal ?"

La stat
5 Avec 93 sélections, Isla est le cinquième joueur le plus capé de l’effectif de la Roja avec Arturo Vidal et Jean Beausejour. Ils sont seulement devancés par Claudio Bravo, Alexis Sánchez, Gonzalo Jara et Gary Medel.