• "Le match était du niveau d’un quart de finale", a souligné le sélectionneur du Chili
  • Le sélectionneur australien, Ange Postecoglou, positive mais ne fanfaronne pas pour autant
  • Les joueurs australiens ont été mis en confiance par la Coupe des Confédérations
De notre envoyé spécial avec l'Australie, Peter Smith

"Ce match était plus ou moins ou moins du même niveau qu’un quart de finale de Coupe du Monde". C’est ce que pense le sélectionneur du Chili, Juan Antonio Pizzi, après le nul 1:1 concédé contre l’Australie, tout en ajoutant que la rencontre avait même été plus dure que contre les champions du monde allemands.

Quelques jours plus tôt, l’Australie s’était également attiré les louanges du sélectionneur allemand Joachim Low, qui soulignait que les Socceroos "pratiquent un football séduisant" et "ont le cran de jouer l’attaque contre les meilleures équipes du monde".

Ce résultat met un point final au parcours de l’Australie en Coupe des Confédérations dès la phase de poules, elle qui avait déjà obtenu un nul 1:1 contre le Cameroun et perdu 3:2 face à l’Allemagne. La frustration affichée par le sélectionneur australien, Ange Postecoglou, au coup de sifflet final en dit long sur les ambitions élevées que nourrissaient les Océaniens. "On n’est pas sorti de cette phase de poules alors que c’était notre objectif, donc je suis déçu", admet Postecoglou. "C’est une occasion ratée. Je nous fixe des objectifs très élevés parce que c’est indispensable pour aller loin."

"Le Chili est une équipe de niveau mondial qui a déjà battu les meilleurs du monde", insiste-t-il. "J’ai le plus grand respect pour les Chiliens. On les a vus progresser régulièrement au fil des quatre ou cinq dernières années. Ils peuvent nous servir d’exemple, car nous sommes un peu le même genre d’équipe."

Une expérience utile
L’attention des Australiens se reporte désormais sur la campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2018, qui aura parfois été cahoteuse même si les Socceroos demeurent invaincus. Avec le Japon et l’Arabie Saoudite, ils vont se battre pour les deux billets qualificatifs à la fin du mois d’août. Il y aura notamment un alléchant choc à Saitama entre les Australiens et les Samouraïs bleus.

Le sélectionneur du Japon, Vahid Halilhodzic, avait fait le déplacement jusqu’à Moscou pour assister au match et il risque de repartir avec beaucoup d’enseignements. Quant aux Australiens, ils ont engrangé une expérience utile tout au long de la Coupe des Confédérations.

"Les joueurs en parlaient dans les vestiaires. C’est une superbe expérience pour nous", s'est félicité le latéral Mark Milligan. "Nous avons énormément mûri et cela nous donne la confiance nécessaire pour affronter dans les meilleures conditions les matches contre le Japon chez eux et contre la Thaïlande à domicile. Nous allons finir très fort cette campagne de qualification."

Le gardien australien, Mat Ryan, s’est montré tout aussi enthousiaste concernant la progression des siens. "Sur le plan collectif, nous allons beaucoup apprendre de ce match", a-t-il reconnu. "Ces dernières années, le Chili fait partie des grands acteurs du jeu. Aujourd’hui, nous avons obtenu du respect", conclut-il avec à l'esprit un retour par la grande porte en Russie.