Lorsque l'Allemagne, championne du monde en titre, entrera sur le terrain pour défier le Mexique, roi de la CONCACAF avec une place en finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Russie 2017 pour enjeu, les sujets d'intérêt ne devraient pas manquer. 

FIFA.com s'attarde sur six clés qui pourraient bien faire basculer le match. 

1 - L'Allemagne penche à droite
Sur les sept buts inscrits par la Mannschaft depuis son arrivée en Russie, quatre sont venus de l'aile droite ; un seul - face au Chili - de la gauche. Joshua Kimmich a déjà évolué au poste de défenseur central, d'ailier droit et de milieu de terrain défensif depuis le début du tournoi. Cette polyvalence ne l'a pas empêché de se révéler précieux dans ce secteur de jeu.

Par moments, les lauréats de la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ semblent se concentrer volontairement sur cette partie du terrain, quitte à se montrer plus prudents lorsqu'il s'agit d'attaquer côté gauche.

2 - Le juste milieu pour le Mexique
À chacune de ses trois sorties, El Tri s'est appliqué avant tout à remporter la bataille pour la possession du ballon. Le sélectionneur Juan Carlos Osorio insiste beaucoup sur cet aspect, en demandant notamment à ses joueurs de multiplier les appels et les échanges rapides.

Toutefois, rien de tout cela ne serait possible sans les qualités techniques des milieux de terrain Jonathan Dos Santos, Hector Herrera et Andres Guardado, qui manient le ballon avec une aisance remarquable. Ce dernier sera malheureusement suspendu contre l'Allemagne. La question sera donc de savoir si Osorio dispose d'un joueur capable de le remplacer.

3 - Draxler sur un nuage
Julian Draxler s'est imposé comme le maître à jouer de l'Allemagne dans ce tournoi. En confiance, le joueur du Paris Saint-Germain a effectué un geste technique plein d'audace sur l'action qui a amené l'ouverture du score face au Cameroun.

Souvent aligné sur l'aile gauche dans l'habituel 4-2-3-1 de Löw, Draxler a profité du passage au 3-4-2-1 pour se recentrer. Il évolue aujourd'hui derrière l'attaquant de pointe, avec toute la liberté que cela suppose. Fort de sa belle saison au PSG et de son brassard de capitaine, il apparaît gonflé à bloc.

4 - Les ailes d'El Tri
Le Mexique dispose d'un incroyable réservoir de talent sur les côtés. Entre Carlos Vela, Hirving Lozano, Javier Aquino et Jurgen Damm, les défenseurs allemands ont du souci à se faire. Cette pléthore d'ailiers de haut niveau permet en outre aux Aztèques d'étirer au maximum les défenses adverses.

Qui plus est, Osorio n'hésite pas à aligner des attaquants de formation à ce poste : Javier Hernandez s'est ainsi retrouvé sur la gauche contre le Portugal, tandis que Raul Jiménez s'est également excentré face à la Nouvelle-Zélande. Le sélectionneur mexicain n'a que l'embarras du choix à ce poste et toutes ses options apparaissent également redoutables.

5 - Le trio gagnant allemand
Si l'Allemagne a tenu ses promesses depuis le début du tournoi, il ne faudrait pas pour autant oublier que sa défense à trois n'offre pas toutes les garanties de sécurité dès lors qu'une équipe fait rapidement passer le ballon d'un côté à l'autre.

Les latéraux de la Mannschaft jouent très haut et ils ont donc beaucoup de chemin à parcourir pour revenir à une défense à cinq. Le Chili a exploité cette faiblesse à plusieurs reprises. Compte tenu de son abondance de solutions sur les ailes, le Mexique pourrait bien suivre son exemple.

6 - 18 mois d'affinage côté Mexique
Sur le papier, les Allemands pourraient paraître légèrement favoris. Malgré leur jeune âge, la plupart des joueurs de Joachim Löw sont déjà rompus aux joutes de l'un des meilleurs championnats du monde. Néanmoins, ils n'évoluent ensemble que depuis quelques semaines. La situation du Mexique est bien différente.

Osorio applique le même système depuis son arrivée aux commandes, il y a un an et demi. Toutefois, son plan de jeu n'est si facile à appliquer. L'équipe a connu des hauts et des bas au fil des mois. Il n'en reste pas moins qu'en termes d'automatismes, elle devrait posséder un net avantage sur son adversaire du jour.