• Les joueurs évoquent l'influence déterminante de Fernando Santos
  • Face au Chili, il a seulement subi sa deuxième défaite en 24 matches
  • Le Portugal n'a plus encaissé de but depuis 300 minutes

De notre envoyé spécial avec le Portugal, Marco Monteiro

Deux défaites en 24 matches officiels, le compteur de Fernando Santos avec le Portugal a de l'allure avant un nouveau défi : un match pour la troisième place de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Russie 2017 face au Mexique.

"Les chiffres me laissent indifférent", assure-t-il. "Je suis néanmoins fier de mes joueurs, de ce qu'ils ont accompli, de leur talent, de leur détermination, de leur engagement et de leur courage. J'en retire énormément de satisfaction."

En discutant avec les protégés de l'ancien sélectionneur de la Grèce, une évidence s'impose : Santos est un gagnant. Il a su installer une mentalité conquérante au sein de son groupe, où confiance et combativité sont désormais des maîtres-mots. Sous son impulsion, le Portugal a signé un exploit qu'aucune de ses devancières n'avait réussi : remporter un grand trophée.

"C'est un vrai meneur d'hommes. C'est le plus important", juge Pepe, indéboulonnable en défense depuis une décennie. "Santos fixe le cap, il définit une trajectoire et tous ensemble, nous suivons la voie qu'il a tracée." "Il nous a inculqué l'ambition de toujours jouer pour gagner", renchérit Bernardo Silva au micro de FIFA.com. "C'est un entraîneur qui transmet son mental de vainqueur à travers chacune de ses paroles et chacun de ses discours."

Différence entre confiance et suffisance
Lorsqu'on lui fait remarquer que la frontière entre l'ambition et l'arrogance est parfois ténue, Santos s'empresse de souligner la différence : "La confiance n'a rien à voir avec la suffisance. C'est justement ce que je ne veux pas voir dans mon équipe. Chacun doit rester confiant et humble. L'humilité est le premier signe de respect envers un adversaire. Mais il ne doit jamais être question de crainte non plus. Nous n'avons pas à baisser les yeux devant quiconque." 

Au-delà de ces considérations sur l'humilité et le respect, il suffisait d'observer Santos après le match contre le Chili pour constater que l'élimination des siens l'avait durement touché. D'ordinaire impassible, le stratège portait sa déception et sa tristesse sur son visage."Les défaites sont toujours dures à vivre", souligne Santos à l'évocation de ce douloureux souvenir. "Je prends les revers très à cœur. Quand nous perdons, je me sens très mal sur l'instant. Puis, il faut se relever et passer au défi suivant", conclut-il, l'esprit déjà tourné vers l'obstacle mexicain.