• Vargas est le troisième meilleur buteur de l'histoire de la Roja
  • Il connaît bien les Allemands pour avoir joué à Hoffenheim en 2015/16
  • Il va disputer sa troisième grande finale en trois ans

De notre envoyé spécial avec le Chili, Diego Zandrino 

Eduardo Vargas est un attaquant discret, une qualité qui, compte tenu de son poste, le rend encore plus redoutable. D'ordinaire, il préfère laisser ses buts parler pour lui. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont éloquents : depuis ses débuts internationaux en novembre 2009, Vargas s'est imposé comme le troisième meilleur buteur de l'histoire de la Roja.

Mais lorsqu'on lui demande s'il se verrait bien marquer en finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2017 contre l'Allemagne, dimanche 2 juillet à Saint-Pétersbourg, il ne peut réprimer un sourire.

"Tous les attaquants rêvent de marquer le but du titre, évidemment", assure-t-il sans lever la voix, confirmant ainsi sa réputation de timidité. "Marquer le but de la victoire en équipe nationale, c'est déjà fabuleux, mais dans une finale... ça doit être extraordinaire. Si ça se produit, je m'attends à voir des milliers d'images défiler dans ma tête... Je ne sais pas si je saurais quoi faire, qui embrasser, s'il faut rire ou pleurer... On verra bien le moment venu. J'espère que j'aurai cette chance."

La fiche d'Eduardo Vargas
Âge : 27 ans
Débuts en équipe nationale : 4/11/2009
Sélections : 76
Buts : 34


S'il veut réaliser son rêve, Vargas va devoir battre l'Allemagne. Passé par Hoffenheim en 2015/16, l'attaquant connaît bien la plupart de ses futurs adversaires. "Je ne suis pas surpris de les retrouver en finale. Depuis le premier match, j'avais le sentiment que l'Allemagne faisait partie des candidats au titre car elle possède un effectif de qualité. Le Portugal était aussi un sérieux prétendant, mais nous l'avons affronté en demi-finale", rappelle l'actuel pensionnaire de Tigres, au Mexique.

Vargas a également sa petite idée sur ce qu'il convient de retenir du premier match entre les deux équipes, qui s'était soldé par un nul (1:1) à Kazan. "Il faut s'inspirer de notre première mi-temps. Nous avons réussi de belles choses, même si nous avons un peu baissé de rythme après le repos."

Il y a, évidemment, aussi des choses à améliorer : "Il faut progresser dans la finition : nous n'avons pas réussi à exploiter toutes nos occasions. Si nous restons humbles et que nous restons sur la bonne voie, nous pouvons obtenir un résultat positif".

Ses stats en Russie
Matches joués : 4
Temps de jeu : 340 minutes
Buts : 1
Tirs cadrés : 4
Tirs non cadrés : 5
Passes décisives : 1

Co-meilleur buteur de la Copa America 2015 et meilleur buteur de la Copa America Centenario 2016, Vargas voit au moins trois différences entre ces deux finales remportées contre l'Argentine et celle qui l'attend face à l'Allemagne.

"En premier lieu, nous allons affronter les champions du monde en titre. Ensuite, c'est la première fois que nous participons à la Coupe des Confédérations. Enfin, nous jouerons cette finale loin de chez nous et du soutien de notre peuple. Le contexte s'annonce donc très différent."