Quand on a demandé à Antonio Conte, alors entraîneur de la Juventus, qui il prendrait avec lui pour aller à la guerre, il avait répondu sans hésiter : "Arturo Vidal". Combattant de naissance, Vidal est un milieu de terrain total, capable d'être buteur, passeur décisif, récupérateur, victime de fautes… ou auteur de celles-ci. Il a commencé sa carrière en défense, évoluant parfois au poste de libéro, parfois comme stoppeur, dans le Colo-Colo rugueux de Claudio Borghi, seul club où Vidal a joué dans son pays.

Nelson Acosta l'avait fait débuter dès l'âge de 19 ans avec la Roja à l'occasion d'un match amical contre le Venezuela, début 2007. La même année, il brille à la Coupe du Monde U-20 au Canada, compétition fondatrice de la Generación Dorada chilienne. Son niveau lui permet d'attirer l'intérêt du Bayer Leverkusen, où il évolue avant de rejoindre successivement deux des plus grands clubs européens, la Juventus et le Bayern Munich.

Titulaire sous l'ère Marcelo Bielsa, il fait partie de l'effectif qui qualifie la Roja pour sa première Coupe du Monde en 12 ans, Afrique du Sud 2010. Lorsque Jorge Sampaoli devient sélectionneur, Vidal reste inamovible et atteint les huitièmes de finale de Brésil 2014. Fer de lance de l'équipe qui a gagné la Copa América 2015 avec Sampaoli à la barre et de celle qui a conquis la Copa América Centenario 2016 avec comme sélectionneur Juan Pizzi, El Rey Arturo est pour l'instant indéboulonnable.