Jorge Sampaoli a su comment définir Eugenio Mena : "C'est un tout-terrain". Le sélectionneur a fait la connaissance du gaucher dans l'équipe de l'Universidad de Chile qui, entre 2011 et 2012, a gagné quatre titres, dont un à l'échelle internationale. El Keno n'a quasiment pas joué, mais il avait la confiance de Sampaoli. La même chose s'est passée en sélection, où ce latéral, sa position naturelle, a su dépanner au poste de milieu gauche, avec une tache de marquage individuel dans un système de défense à trois. Il a également été demi défensif.

Infatigable, solide et combatif, Mena est un admirateur de Roberto Carlos. C'est peut-être pour cela qu'il évolue depuis quatre ans au Brésil, terre féconde en latéraux de grande classe. Mena a fait ses débuts aux Santiago Wanderers et à 21 ans, en 2009, il aide le club à monter en première division. La même année, il gagne le Tournoi Espoirs de Toulon avec le Chili. C'est ainsi qu'il attire l'attention de Marcelo Bielsa, qui le fait débuter avec les seniors contre l'Ukraine en août 2010. Claudio Borghi fait également appel à lui, mais c'est sous Sampaoli que Mena montre son meilleur visage : il dispute quatre matches à la Coupe du Monde 2014 et encore quatre à la Copa América 2015.

Depuis l'arrivée de Juan Pizzi, il est moins souvent utilisé mais a quand même gagné la Copa América Centenario 2016. Il est aujourd'hui une pièce de rechange essentielle du Chili.