La grande consultation menée sur un an par la FIFA autour du développement du football s'est achevée la semaine dernière, à l'issue d'ultimes étapes à Kuala Lumpur, en Malaisie, et Colombo, au Sri Lanka. Les 209 associations membres ont été représentées sur l'ensemble des 11 sites retenus. En tout, quatre séminaires ont eu lieu en Asie, deux en Afrique, deux en Amérique du Nord, centrale et Caraïbes, un en Europe, un en Amérique du Sud et un en Océanie.  

Le premier objectif de cette grande tournée était de présenter les nouveaux règlements des programmes de développement de la FIFA. Ceux-ci sont officiellement en vigueur depuis 2013, mais les associations membres ont jusqu'au 1er janvier 2015 pour se mettre en conformité. Ces règles encadreront les travaux budgétaires des associations membres et des confédérations pour les prochains projets de développement de la FIFA.

À l'issue des derniers séminaires organisés à Kuala Lumpur et Colombo, le Président de la FIFA Joseph S. Blatter est revenu sur l'importance de ce sujet. "Le développement du football constitue la première mission de notre fédération. Aujourd'hui comme demain, ce développement se trouve au cœur de toutes les actions entreprises par la FIFA. Le développement est synonyme d'éducation. Or, l'éducation sera toujours une priorité. De nos jours, les associations membres n'ont pas seulement la possibilité mais aussi le devoir de contribuer à ce développement. Pour ce faire, notre époque met à leur disposition de nouveaux outils comme la gouvernance, la transparence et le contrôle. À compter du 1er janvier 2015, nous proposerons de nouveaux programmes compacts aux associations membres. Mais il faudra qu'elles travaillent en amont pour mériter cette aide. Désormais, elles ne peuvent plus se contenter d'attendre une aide financière ou un projet Goal. Il leur faudra œuvrer d'elles-mêmes pour le développement du jeu."  

Dialogue direct
La préparation, la mise en place et l'organisation des priorités des nouveaux projets de développement de la FIFA à la lumière des nouvelles règlementations étaient évidemment au cœur des séminaires. Mais ces réunions étaient aussi l'occasion pour la FIFA de dialoguer directement avec ses associations membres et ses confédérations, afin de mieux comprendre les besoins et les difficultés qu'elles rencontrent dans leur entreprise de développement du football.

Joseph S. Blatter, le Secrétaire Général de la FIFA Jérôme Valcke et le Directeur de la Division Associations Membres et Développement de la FIFA Thierry Regenass ont ainsi participé à ces 11 séminaires. "La FIFA ne doit pas se contenter d'informer les associations membres de ces nouvelles dispositions ; elle doit aussi échanger des idées. La FIFA est toujours en quête d'un dialogue ouvert avec ses associations membres", rappelait Thierry Regenass lors du rendez-vous européen organisé en Norvège.

Ces nouvelles règlementations stipulent notamment que les associations membres doivent désormais se doter d'un directeur technique pour bénéficier de programmes de développement. Dès la première étape de cette grande tournée, le 14 septembre 2013 à Auckland, en Nouvelle-Zélande, Marama Vahirua a dressé un bilan très positif de cette expérience. "C'était pour moi une excellente occasion de m'instruire", estime le nouveau directeur technique tahitien, vétéran de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2013 avec son pays. "Je viens juste de raccrocher les crampons et je débute à ce poste. Après notre qualification pour la Coupe des Confédérations, j'avais le sentiment que je pouvais apporter quelque chose à Tahiti. La FIFA et l'OFC réalisent un travail fantastique pour nous aider à progresser."  

Un football de masse
Durant sa visite en Norvège, Thierry Regenass a mis en lumière une statistique intéressante, qui illustre la nécessité d'étendre les opérations de développement du football à travers le monde. "Le football est pratiqué par des millions de personnes, mais on ne recense que 60 000 professionnels soit environ 0,02 % de l'ensemble. Même si ces 0,02 % se trouvent souvent sous le feu des projecteurs, notamment grâce aux compétitions continentales et internationales, nos responsabilités, en tant qu'institution, sont beaucoup plus larges. Elles englobent l'ensemble des footballeurs, quel que soit leur niveau."

Les 11 séminaires ont aussi permis de faire la promotion d'autres programmes de développement de la FIFA comme Connect, Income Generation, PERFORMANCE, Member Association Extranet et de souligner l'importance de valeurs comme l'intégrité et la conformité. Jérôme Valcke a ainsi profité de son passage à Colombo pour louer les efforts des dirigeants sri-lankais. "Le Sri Lanka a fait les bons choix pour favoriser le développement du football sur son territoire. La Fédération sri-lankaise travaille avec enthousiasme à cet objectif, avec le soutien du ministère des Sports. Cette évolution était essentielle pour offrir un avenir meilleur à notre discipline."  

Le Président Blatter et le président de la CONCACAF Jeffrey Webb ont ouvert ensemble le séminaire organisé aux îles Caïmans. Depuis 1998, la FIFA a investi près de 320 millions de dollars US dans la région et 687 projets de développement différents ont été financés depuis 2000. Durant le séminaire sud-américain au Paraguay, Thierry Regenass est revenu sur l'importance du prochain tournoi FIFA au Chili pour le développement du football féminin : "L'Amérique du Sud a toujours joué un rôle moteur dans le développement du football mondial. Nous essayons de diversifier nos programmes afin d'obtenir une contribution durable au développement du beau jeu dans les pays de la CONMEBOL. Pour cela, nous nous concentrons sur des secteurs-clés comme le football de base, le football féminin, les technologies de l'information ou encore la formation des entraîneurs et des administrateurs."

La Coupe du Monde U-17 qui aura lieu au Chili en 2015 servira de catalyseur au développement du football de jeunes en Amérique du Sud. "Nous avons déjà pu observer ce phénomène avec les tournois 2008 et 2011, qui avaient suscité un grand enthousiasme et permis la promotion durable de nouvelles structures administratives", ajoute-t-il.

Grâce à une meilleure compréhension des nouveaux règlements concernant le développement du football, les associations membres de la FIFA ont désormais toutes les cartes en main pour mieux bénéficier des financements et des projets indispensables à la progression du football à travers le monde. Au cours des 14 dernières années, la FIFA a versé plus de 2 milliards de dollars US à ses associations membres et à ses confédérations dans le cadre du développement. Alors que 2015 se profile déjà à l'horizon, les perspectives d'une croissance soutenue du football mondial semblent très prometteuses.