Du 19 au 23 septembre, des arbitres et arbitres assistants de toute l'Europe ont convergé vers le Siège de la FIFA afin d'assister à un séminaire sur l'arbitrage de cinq jours réservé aux candidats de l'UEFA à la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ et la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™.

Ce séminaire est le troisième en 2016 d'une série organisée pour que les officiels du football masculin et féminin du monde entier échangent leurs connaissances alors qu'ils se préparent mentalement et physiquement pour essayer d'avoir l'opportunité d'officier au plus haut niveau international. "Notre objectif, comme lors de nos deux précédents séminaires, est d'arriver à être uniformes et cohérents", explique le Directeur de l'Arbitrage de la FIFA, Massimo Busacca, qui a officié dans deux éditions de la Coupe du Monde de la FIFA. "Nous voulons partager toutes les informations dont un arbitre a besoin afin de se préparer aux deux plus grandes compétitions, la Coupe du Monde et la Coupe du Monde Féminine."

Tout comme les séminaires de Doha - pour les arbitres de l'AFC, de la CAF et de l'OFC - et de Miami - pour les officiels de la CONCACAF et de la CONMEBOL -, le séminaire de l'UEFA s'est déroulé en présence d'arbitres hommes et femmes. "Les hommes et les femmes doivent travailler ensemble, car nous sommes convaincus que cela doit être notre philosophie", ajoute Busacca. "Nous avons obtenu d'excellents résultats avec cette approche mixte, en particulier dans la préparation tactique. Je pense qu'il faut continuer dans cette voie car c'est la meilleure approche pour préparer les arbitres aux tournois de la FIFA."

Mental et physique
 Divisé en deux séances spécialisées, le séminaire était partagé entre tests d'aptitude physique, séances théoriques, arbitrage avec assistance vidéo, et applications pratiques avec des joueurs locaux. L'intensité et la variété des séances ont fourni des exemples éclatants du renforcement des exigences physiques et mentales pour les arbitres dans le football d'élite. "Meilleure est la connaissance du jeu, meilleurs sont les résultats", explique Busacca. "Mais le mental doit être complété par le physique. Dans le football moderne, les contre-attaques vont très vite. Nous devons progresser dans les domaines de l'habileté et de l'explosivité. Nous voulons utiliser cette technologie pour analyser des situations évidentes, pas en cas de doute", précise Busacca après avoir assisté à la démonstration d'arbitrage avec assistance vidéo. "Nous voulons que l'arbitre garde sa personnalité et le pouvoir d'être le premier à prendre la décision."

L'Anglais Mark Clattenburg connaît bien tous les problèmes liés à la pression de l'arbitrage, ayant officié en finale de la Ligue des champions de l'UEFA 2016, de l'UEFA EURO 2016 et de la FA Cup, le tout en l'espace de quelques mois seulement. "Ce fut un honneur fantastique et j'ai beaucoup appris", raconte-t-il à propos de cette expérience. "Mais aujourd'hui, je suis concentré pour travailler le plus dur possible, essayer de ne pas reproduire les erreurs que j'ai commises la saison dernière et améliorer mon niveau en tant qu'arbitre. C'est pourquoi il est vraiment fantastique que la FIFA organise ces séminaires. Ils nous donnent l'opportunité de progresser, d'apprendre à partir des expériences récentes vécues par les collègues à l'occasion de divers tournois, pour pouvoir aboutir à une uniformité sur tous les continents."

Une grande famille
Clattenburg, à l'image des 71 autres participants au séminaire, a bien l'intention d'être présent aux deux prochains grands rendez-vous du football mondial de sélections : Russie 2018 et France 2019. "La préparation commence maintenant", ajoute-t-il. "Ce stage nous donne l'occasion de commencer à travailler, pour essayer d'être sélectionnés et si possible de représenter nos pays respectifs à la Coupe du Monde et à la Coupe du Monde Féminine. C'est merveilleux de pouvoir arbitrer lors d'une Coupe du Monde, vous avez affaire à des joueurs du monde entier, avec des tactiques et des styles différents."

La Grecque Efthalia Mitsi, qui arbitre sur le circuit professionnel depuis 2005 et a officié lors de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2015 au Canada, corrobore les propos de Clattenburg. "Ce fut très positif de partager nos expériences et d'apprendre les uns des autres. Il y a toujours des secteurs où l'on peut progresser, pour chacun d'entre nous, que ce soit sur le plan tactique, technique ou physique. Comme arbitre à ce niveau, il est important de se fixer de nouveaux objectifs et de les atteindre."

"Nous sommes comme une équipe nationale", a conclu le Directeur de l'Arbitrage de la FIFA Massimo Busacca devant tous les participants dans son discours de clôture. "Quand nous participons à des compétitions aussi importantes, chacun d'entre nous doit être performant. Nous devons être unis comme une équipe, comme une famille, pour réussir dans les plus grands tournois. Nous gagnons et nous perdons ensemble."