Le Centro Tecnico Federale di Coverciano de Florence (Italie) a reçu la visite de quelques-uns des meilleurs arbitres du monde à l’occasion d’un séminaire d’une semaine regroupant les hommes en noir pressentis pour officier pendant la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™.

En tout, 61 arbitres d’élite issus des six confédérations ont rejoint Pierluigi Collina, président de la Commission des Arbitres de la FIFA, et Massimo Busacca, directeur de l’arbitrage de la FIFA, pour un séminaire théorique et pratique auquel les directeurs de l’arbitrage des six confédérations (tous membres de la Commission des Arbitres de la FIFA) ont également pris part. Collina, Busacca et les instructeurs présents avaient pour mission de poursuivre la préparation des officiels à la plus grande et à la plus importante compétition de football, la Coupe du Monde.  

Les intervenants se sont attardés sur un certain nombre de points importants : protéger les joueurs et l’image du jeu, assurer la cohérence et l’uniformité, lire le jeu d’un point de vue technique et tactique ou encore comprendre les diverses mentalités individuelles et collectives. Pendant toute la semaine, les participants ont visionné des clips tirés de situations réelles. Ils ont aussi pris part à des séances d’entraînement pratiques avec des joueurs. Ces sessions étaient filmées, afin de permettre aux arbitres de recevoir les commentaires en temps réel de leurs instructeurs.  

Nous voulons de la cohérence et de l’uniformité dans nos décisions, c’est très important pour nous

Massimo Busacca, directeur de l’arbitrage de la FIFA

Le séminaire était divisé en plusieurs parties consacrées aux tests physiques, aux sessions théoriques, à l’arbitrage vidéo et aux séances pratiques avec des joueurs locaux. "Au cours de ce stage, les arbitres ont dû nous prouver qu’ils avaient bien leur place parmi les candidats à une place en Coupe du Monde. Ils vont devoir continuer à nous convaincre au cours des prochains mois", précise Collina. "Ils ont pu travailler différents aspects de leurs performances, notamment lors des sessions pratiques sur le terrain. Toutes ces expériences leur seront utiles lors de leurs prochaines sorties."

L’utilisation des arbitres assistants vidéo (VAR) a été l’un des points cruciaux de ce séminaire. Chaque session théorique devant le tableau noir a donc été suivie d’une séance pratique sur le terrain.  

"Les VAR constituent un atout supplémentaire au service des arbitres", explique Busacca. "Le message que nous souhaitions délivrer aux participants était clair : nous voulons des arbitres bien préparés, qui prennent les bonnes décisions. C’était l’objectif de ce séminaire. En cas de problème, les VAR sont là pour les aider. Nous ne voulons pas altérer le rythme du jeu. C’est la raison pour laquelle la première décision et le dernier mot reviendront toujours à l’arbitre. C’est notre philosophie. Ces principes, ainsi que l’application pratique de la technologie, ont été exposés à nos arbitres dans le cadre de notre programme de formation."

"Nous voulons utiliser cette technologie pour trancher des situations claires et non des cas litigieux", ajoute Collina. "Les arbitres doivent conserver leur personnalité. Pour ça, il faut qu’ils puissent prendre la décision immédiatement. Au fil du temps et des séances d’entraînement, durant lesquelles nous reproduisons des situations réelles et utilisons les dernières technologies, l’entente entre les hommes en noir et les VAR ira en s’améliorant."

Prêts pour les prochains rendez-vous
Ce stage aura certainement un effet déterminant sur les performances de chacun des participants. Les arbitres les plus expérimentés étaient les premiers à en convenir.

"Les sessions théoriques en classe sont très importantes pour moi et pour bon nombre de mes collègues", déclare le Suédois Jonas Eriksson. "Tout ce que nous apprenons ici, nous le gardons à l’esprit lorsque nous rentrons sur le terrain, où nous faisons de notre mieux pour appliquer les consignes. De ce fait, il me semble très important que la FIFA propose de tels séminaires. Ils nous donnent l’occasion de progresser, d’apprendre au contact de ceux de nos collègues qui ont pris part à des tournois. C’est l’occasion d’aller vers plus d’uniformité dans les décisions sur tous les continents."

Le Russe Sergey Karasev, comme les 60 autres participants, n’avait qu’une idée en tête : atteindre le sommet de sa discipline en participant au grand rendez-vous mondial, qui aura lieu dans son pays natal en 2018.

"Ce stage nous propose d’approfondir notre travail. C’est aussi l’occasion d’être choisi pour diriger des matches dans la plus grande compétition du monde et représenter notre pays en Coupe du Monde. Il n’y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens à l’idée d’officier durant l’événement sportif le plus important de la planète. C’est mon rêve depuis toujours et je serais très fier d’avoir la chance d’arbitrer la Coupe du Monde dans mon pays.”

Busacca estime que les arbitres ont prouvé, tout au long de la semaine, qu’ils étaient déjà prêts à diriger des rencontres de haut niveau lors des prochains tournois FIFA.  

“Selon moi, ces arbitres sont sur la bonne voie. Le premier rendez-vous au programme nous emmènera en République de Corée au mois de mai, pour la Coupe du Monde U-20. Il faudra être prêt, mais ils le sont. Ils progressent quotidiennement, ce qui en dit long sur leur valeur. Nous voulons les meilleurs arbitres pour nos tournois. Le premier séminaire a été organisé tout de suite après la Coupe du Monde au Brésil, il y a bientôt trois ans. A mesure que la Coupe du Monde 2018 en Russie approche, notre travail commence à porter ses fruits. Je suis satisfait de ce que nous avons déjà accompli, mais il reste encore beaucoup à faire."