• L'équipe d'Israël féminine est en progrès
  • Lee Falkon aura un rôle important à jouer si les Israéliennes veulent rallier la France
  • La milieu de terrain est l'une des rares représentantes de son pays à jouer à l'étranger

Les Israéliennes ont pris l'habitude de souffrir sur la scène européenne, où les écarts entre les poids lourds et les nations plus modestes restent significatifs. Mais à la toute fin des qualifications pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2015™, Israël a réalisé un petit exploit en battant le Danemark, finaliste malheureux du dernier UEFA EURO féminin et quatre fois qualifié pour l'épreuve mondiale, grâce à un unique but de la milieu de terrain Lee Falkon.

"Ce succès reste notre plus grand exploit à ce jour", confirme l'intéressée au micro de FIFA.com. "Pour nous, c'était énorme. Nous sommes toutes très attachées à ce souvenir, mais il appartient au passé. Nous voulons désormais vivre d'autres moments de ce genre."

Falkon est convaincue qu'Israël possède les qualités requises pour réaliser des prouesses similaires à l'avenir, et pourquoi pas dès les prochains matches contre l'Autriche et la Finlande dans le cadre des qualifications pour France 2019. Les Israéliennes sont restées invaincues lors du tour préliminaire en début d'année, ce qui leur vaut aujourd'hui d'évoluer dans un groupe compétitif aux côtés de l'Espagne et de la Serbie.

 

Le goût des voyages
Falkon, pour sa part, a posé ses valises aux Western Sydney Wanderers, en W-League australienne. Née dans un kibboutz, elle est américaine par sa mère, mais aussi d'origine polonaise, et est actuellement la seule internationale israélienne expatriée. Elle manquera les affiches programmées cette semaine, mais sera de retour en sélection en début d'année prochaine.

À 25 ans, elle a déjà joué en Allemagne à deux reprises, une expérience entrecoupée par un passage à Brondby. Ce transfert au Danemark est intervenu peu de temps après son fameux but. "Ça représente un tournant dans ma carrière", reconnaît Falkon. "Ce but m'a donné l'occasion de partir à l'étranger et de poursuivre ma progression", estime-t-elle. "J'ai beaucoup de chance d'avoir pu voyager grâce au football. Je peux m'adonner à ma passion tout en parcourant le monde. Pour autant, ce n'est pas toujours évident d'être loin de chez soi. Il faut s'adapter à chaque culture. Quand on arrive dans une nouvelle équipe, il y a toujours de nouveaux défis à relever."

Le football féminin israélien commence à récolter les fruits du centre de formation féminin inauguré en marge de l'organisation de l'UEFA EURO U-19 féminin en 2015. Les résultats encourageants des sélections U-17 et U-19 laissent augurer de jours meilleurs. "Il faut essayer de progresser à chaque match", estime Falkon. "Il y a des équipes de qualité dans notre groupe. Personnellement, je pense qu'il faut continuer à se concentrer sur l'avenir et faire le maximum pour que nos jeunes joueuses puissent évoluer à ce niveau. Nous commençons à rattraper notre retard, mais il reste beaucoup de travail."

"Le football est un sport très populaire en Israël, même si c'est moins le cas pour les filles", précise-t-elle. "J'espère que ça va changer dans les années à venir. J'ai joué dans des équipes de garçons jusqu'à mes 13 ans. À cette époque, j'avais l'impression d'être un peu à part. Ensuite, j'ai trouvé une équipe de filles, mais je devais faire une heure de route pour aller à l'entraînement. Il existe maintenant une équipe féminine là où j'ai grandi. C'est une grande première et la preuve que les temps changent."