• Eugenie Le Sommer a tout gagné avec l'Olympique lyonnais 
  • L'attaquante française rêve d'un premier titre avec les Bleues
  • Elle échangerait son palmarès en club contre une victoire à la Coupe du Monde Féminine, France 2019

Depuis qu'elle a signé à Lyon en 2011, Eugénie Le Sommer empile les buts et les titres. Sept championnats de France, six coupes nationales, quatre Ligues des champions, le tout avec un bilan de 215 buts en 238 matches… Mais est-ce que l'internationale française serait prête à échanger son foisonnant palmarès en club contre un triomphe en Bleu à domicile en 2019 ?

"C'est difficile comme question !", s'exclame-t-elle en riant au micro de FIFA.com après un moment de réflexion. "Je vais dire oui", tranche-t-elle finalement. "Je prends la Coupe du Monde et comme ça je peux retourner après avec mon club pour gagner d'autres titres. Une Coupe du Monde, c'est la plus belle des compétitions et ça fait rêver". 

Si la quatrième place à Allemagne 2011 a marqué un tournant dans les ambitions françaises, les Bleues collectionnent depuis les désillusions sur la scène internationale. "À chaque compétition, on nous classe parmi les favorites même si on n'a encore rien gagné", constate la buteuse de 28 ans. "On a du talent mais ça ne suffit pas. Il faut des automatismes et un fond de jeu. Se comprendre sur le terrain, c'est peut-être ce qui nous a manqué jusqu'ici", résume celle qui a une nouvelle fois du se contenter d'un quart de finale à l'EURO féminin l'été dernier. 

Un échec qui a provoqué le départ d'Olivier Echouafni et l'arrivée Corinne Diacre. "Quand on change d'entraîneur, il faut tout recommencer", explique Le Sommer. "Il faut apprendre à se connaître, comprendre les attentes… Mais ça nous permet de prendre un nouveau départ avec une nouvelle dynamique. On a le temps avant la Coupe du Monde, donc c'est positif. L'objectif de Corinne Diacre est de faire une grosse performance à domicile. Elle insiste sur la rigueur sur et en dehors du terrain. On travaille beaucoup l'aspect défensif avec une répartition claire des rôles, pour mieux attaquer ensuite."

Rêve de jeunesse
Pour soigner le mal français, la technicienne n'a pas hésité à chambouler l'effectif et bousculer les habitudes mais pas celle de faire appel à Le Sommer, qui fait plus que jamais partie des cadres avec le rajeunissement de l'équipe. "Il y eu beaucoup de nouvelles joueuses qui sont arrivées mais chacun trouve naturellement sa place. L'état d'esprit est très bon car tout le monde donne le meilleur de soi pour démontrer qu'on a sa place dans l'équipe. Ça pousse tout le monde vers le haut", souligne la Lyonnaise.

"Beaucoup de jeunes qui arrivent ont déjà remporté des grandes compétitions, que ce soit en U-17, U-19 ou en U-20, et elle peuvent apporter cette expérience à l'équipe", poursuit-elle. "Il y a beaucoup de talent, mais elles ne s'arrêtent pas là et travaillent beaucoup pour rester dans l'équipe. La sélectionneuse a montré lors des rassemblements précédents que la porte est ouverte à tout le monde, dans un sens comme dans l'autre. Ça apporte une compétition saine et constructive."

Une concurrence qui n'a pas eu raison de Le Sommer et son légendaire sens du but qui lui vaut d'être avec Marie-Laure Delie la mieux placée pour battre un jour le record de Marinette Pichon et ses 81 réalisations. Mais à côté du rêve collectif d'un triomphe à domicile, la perspective de cet exploit individuel ne fait pas le poids. "Je sais à peu près combien de buts je marque mais ça n'est pas objectif pour moi de battre un record. Ce que je veux, c'est gagner une compétition avec mon pays et être performante avec le maillot bleu. Si je marque tant mieux, si je ne marque pas et que l'équipe gagne, c'est bien aussi", conclut-elle.