Il y a tout juste un an, la Roumanie figurait dans le Top 50 du Classement mondial FIFA/Coca-Cola. En avril et en mai 2011, la formation d'Europe de l'Est s'était installée à la 41ème, puis la 42ème place. Mais après cette ascension, les Roumains étaient redescendus.

Onze mois plus tard, les Tricolorii ont toutefois réussi à réintégrer les 50 premières places du classement. En avril 2012, ils ont en effet réalisé un bond en avant de huit places pour atteindre le 45ème rang. Leur sélectionneur Victor Pițurcă n'est pas étranger à ce succès. Depuis l'entrée en fonction du technicien à la mi-juin 2011, les Roumains ont enregistré quatre victoires, quatre nuls et une défaite, contre la Belgique.

La victoire en Grèce et les matches nuls obtenus face à la France et l'Uruguay - trois équipes qui devancent les Tricolorii au Classement mondial FIFA/Coca-Cola - sont significatifs. Et s'il serait prématuré de parler d'explosion de la Roumanie, l'espoir de voir la nouvelle génération retrouver l'éclat des glorieuses années 1990 est omniprésent.

A l'époque, l'équipe menée par Gheorghe Hagi, sacré meilleur footballeur roumain du siècle, figurait parmi les meilleures du monde. Elle s'était qualifiée trois fois de suite pour l'épreuve suprême, en 1990, 1994 et 1998. Elle avait atteint à deux reprises les huitièmes de finale et une fois les quarts de finale.

Un programme sur trois ans
Au niveau continental aussi, les exploits se font rares pour les Tricolorii. Ils comptent seulement quatre participations au Championnat d'Europe, sur 14 éditions et ne sont parvenus à se hisser jusqu'aux quarts de finale qu'en 2000. Ils s'étaient alors inclinés face à l'Italie (0:2). L'été prochain, la Roumanie ne disputera pas l'UEFA EURO 2012.

La Fédération roumaine (FRF) est consciente des problèmes et a présenté au début de l'année un programme de développement établi sur trois ans. "Nous n'avons jamais été le genre de nation qui utilisait une grande puissance physique, contrairement aux pays d'Europe du Nord, car ce n'était pas notre point fort", explique le directeur technique de la FRF Marian Mihail. "Nous n'avons pas besoin de copier les autres. Nous devons cependant voir ce que les grandes nations de football ont réussi à améliorer, les objectifs qu'elles ont atteints et nous orienter vers leurs stratégies. Mais nous souhaitons être nous-mêmes. Nous devons développer notre propre concept en tenant compte de nos qualités."

Le regard tourné vers le Brésil
Des sélections de jeunes à l'équipe nationale A, toutes les formations devront désormais appliquer le même système de jeu. L'objectif de cette stratégie, c'est que le sélectionneur puisse choisir des joueurs déjà habitués à une tactique et à un style de jeu précis.

Cette étape difficile s'accompagnera en outre d'un changement de génération des effectifs. Christian Chivu, qui affiche au compteur 75 sélections et 3 buts et était considéré ces 12 dernières années comme l'un des joueurs phares de l'équipe, a mis un terme à sa carrière internationale. Seul Adrian Mutu, aujourd'hui entouré d'une majorité de jeunes joueurs, fait encore partie des anciens de ce groupe qui espère marcher sur les traces des Hagi, Dan Petrescu et autres Gheorghe Popescu.

Des dispositions ont donc été prises pour assurer l'avenir du football roumain. Reste à savoir si les Tricolorii parviendront à se qualifier pour la Coupe du Monde de la FIFA™, leur dernière participation remontant à 1998. Dans le cadre de la compétition préliminaire de l'édition 2014, l'équipe sera en tout cas confrontée à des adversaires de taille : les Pays-Bas, vice-champions du monde en titre, la Turquie, l'Estonie, Andorre et la Hongrie.