• La Bulgarie progresse de 20 places au Classement mondial FIFA/Coca-Cola
  • Elle a décroché une victoire inattendue contre les Pays-Bas
  • La qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA™ s'annonce cependant difficile

Demi-finaliste de la Coupe du Monde de la FIFA 1994™, la Bulgarie compte alors dans ses rangs une vraie star en la personne de Hristo Stoichkov mais aussi de nombreux autres joueurs talentueux qui lui permettent de se hisser, au milieu des années 1990, à la huitième place du Classement mondial FIFA/Coca-Cola. Elle n'avait jamais atteint cette place auparavant, et elle ne l'a, depuis, jamais atteinte à nouveau. 

La sélection actuelle est certes encore loin d'une telle réussite, mais en 2016 et 2017, les Bulgares ont nettement progressé. Sur les huit rencontres qu'ils ont disputées en 2016, ils en ont remporté la moitié, dont une victoire 1:0 en mars 2016 contre le Portugal, futur champion d'Europe.

Une vieille connaissance
Cependant, les Bulgares n'ont pas pris un bon départ dans les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2018™, versés dans le Groupe A avec la Suède, la France, les Pays-Bas, le Bélarus et le Luxembourg. Difficile dans ces conditions d'imaginer obtenir un billet direct pour la Russie ou une place de barragiste réservées aux huit meilleurs deuxièmes.

Le sélectionneur précédent, Ivaylo Petev, ayant répondu à l'appel du Dinamo Zagreb, la Fédération bulgare et son président Borislav Mikhailov, capitaine de la légendaire sélection de 1994, se sont souvenus de celui qui était alors le patron de la défense : Petar Hubchev. Entraîneur adjoint de l'équipe nationale il y a une dizaine d'années, il a pris ses fonctions en octobre 2016.

Depuis, les Bulgares ont réalisé une performance marquante en mars dernier en s'imposant 2:0 à Sofia face aux Néerlandais dans les qualifications pour l'épreuve mondiale. Ils récoltent aujourd'hui le fruit de leur travail : si les Lions n'occupaient que la 72ème place au Classement mondial FIFA/Coca-Cola en début d'année, ils figurent dans l'édition d'août au 52ème rang, leur meilleur classement depuis trois ans.

Les bases sont posées
Les gloires du passé manquent peut-être à l'équipe actuelle et aucun de ses membres n'évolue dans des clubs majeurs, mais le sélectionneur a réussi à former une équipe disciplinée et compacte, capable de mener la vie dure à ses adversaires. Il lui manque encore toutefois la capacité à dominer un match et à diriger le jeu, ce qui explique le récent revers 1:2 qu'elle a subi en juin au Bélarus. Ces points perdus ne facilitent pas du tout la tâche des Bulgares, qui en affichent actuellement neuf au total.

Il leur sera très difficile de rattraper leur retard sur le duo de tête, composé de la Suède et de la France (13 points chacune), et sur les Pays-Bas, qui se sont hissés à la troisième place avec dix unités, mais les bases sont posées pour espérer marcher sur les traces de leurs glorieux aînés dans les prochaines années.