Il a fallu le chercher dans la sueur ce ticket pour la première demi-finale de Colombie 2016, de ce mardi 27 septembre à Medellin. Les Russes ont dû faire tomber les champions d'Europe et anciens finalistes espagnols, alors que les Iraniens ont mis à genoux les champions du monde brésiliens. Rien que ça.

La machine européenne met plus de temps que d'habitude à chauffer, la faute à des Iraniens entreprenants d'entrée. Une chose est sûre : les champions d'Asie n'ont pas peur. De son côté, Eder Lima est pressé d'ouvrir la marque. Le meilleur buteur de la dernière Coupe du Monde s'essaie de tous les côtés mais l'honneur revient finalement à Dmitry Lyskov, en puissance. L'Iran avait laissé le contrôle du cuir jusque-là avec réussite, il doit réagir. Ahmad Esmaelpour s'en charge sur coup franc avec une note artistique élevée.

Les Iraniens rejoignent les vestiaires avec deux tirs cadrés et l'équilibre au tableau d'affichage. Ils en reviennent avec des intentions plus offensives mais Sergey Abramov les calme très vite d'une volée bien sentie. Tout le monde se neutralise avant une longue séquence d'attaque-défense cinq minutes plus tard, conclue par deux poteaux mais surtout deux nouveaux buts. Les Asiatiques aiment les fins de match, de quoi crisper les Européens qui n’arrivent pas à se mettre à l'abri. Lima et Robinho sur le banc, au tour de la défense de faire la différence et elle tient le choc malgré un gardien volant en face, et grâce aux prouesses de Gustavo.

Les Iraniens se prennent la tête à deux mains, les yeux rivés au sol. Ils n'échapperont pas au match pour la troisième place. De son côté, la Russie décroche le rendez-vous qui l’obsède depuis le début du tournoi : une finale à Cali ce 1er octobre.

 

Entendu...
"Je suis très heureux d'avoir donné du plaisir aux spectateurs. Nous avons joué comme d'habitude avec notre coeur, et nous n'étions pas loin de la finale" - Seyed Nazemalsharieh, sélectionneur de l'Iran

"C'était vraiment un match difficile. Nous avons eu des difficultés même avec nos deux buts d'avance mais nous nous attendions à un pareil scénario" - Sergey Skorovich, sélectionneur de la Russie