Pas de Ricardinho, pas de fête ? Les Portugais aiment penser qu'ils ne sont pas dépendants de leur chef d'orchestre mais il y a la réalité du terrain, celle de ce mercredi 28 septembre du moins. A moins que le mérite en revienne à l'Argentine, qui a vite imposé son autorité lors de la deuxième demi-finale de Colombie 2016 à Cali en étouffant les velléités offensives européennes. Les Sud-Américains ont surtout tiré profit de leurs approximations défensives en première mi-temps avec beaucoup de réalisme.

Les Argentins ont fait le plus dur en prenant une avance de trois buts au tableau d'affichage. Ils peuvent désormais jouer à un jeu qu'ils affectionnent après les citrons : contrôler les échanges en laissant le ballon aux Portugais. Ricardinho tente de distribuer le jeu de derrière mais il trouve trop peu d'espaces pour accompagner ses équipiers devant. Les hommes de Diego Giustozzi s'essaient, eux, en contres avec moins de conviction et de réussite, mais ils s'en contentent. Le temps passe et la Selecção das Quinas ne trouve pas la solution, malgré les tentatives inspirées de Cardinal. Les visages se crispent. On ne pourra pas reprocher aux Lusitaniens de ne pas avoir essayé mais l'Albiceleste,
était trop efficace et trop organisée défensivement.

Face à une formation au bilan parfait lors de ses six premiers matches, on promettait un moment difficile aux Argentins. C’est peut-être dans cette adversité qu'ils ont trouvé l’inspiration qui leur permet de décrocher le droit d'affronter la Russie pour remporter l'épreuve mondiale, ce samedi 1er octobre. De leur côté, les Portugais devront retrouver leurs meilleures sensations pour repartir avec le sourire lors du match pour la troisième place face à l'Iran.

Entendu...
"Nous n'avons pas bien joué dans les transitions. Quand nous avons égalisé, nous nous sommes reposés sur nos lauriers. Nous avons également manqué trop d'occasions tout en leur offrant trois buts. Quand on fait tout cela dans une demi-finale, on ne peut que s'incliner la plupart du temps" - Jorge Braz, sélectionneur du Portugal

"Ce n'était pas notre meilleur match mais nous avons fait ce qu'il y avait à faire. La tactique n'a pas très bien fonctionné. Nous avons avant tout été chercher cette qualification avec notre cœur" - Nicolas Sartmiento, gardien de l'Argentine