Quand ils ont acheté leur billet pour la finale, les spectateurs du stade Coliseo el Pueblo de Cali s’attendaient peut-être à voir l'Espagne affronter le Brésil. A la place, ils ont droit à un duel entre l'Argentine et la Russie ce samedi 1er octobre. Les Européens ont été en démonstration pendant tout le tournoi, les Sud-Américains sont montés en puissance après la phase de groupes.

La meilleure défense du tournoi tient le choc face à la meilleure attaque. Les Argentins ne laissent pas d'angles de tir aux Russes pendant les 12 premières minutes. Une performance, en particulier devant Eder Lima décidé à faire sa spéciale en pivot. L'organisation prend souvent le pas sur le créativité dans le premier acte. L'imprécision est partagée et le mutisme russe inhabituel.

Il fallait un but pour ouvrir les débats et c'est Lima qui s'en charge. La réponse d'Alamiro Vaporaki met 26 secondes à arriver. L'Argentine a fait parler son mental et s'offre même une nouvelle joie dans les dernières secondes du premier acte sur un deuxième penalty de Leandro Cuzzolino. Au retour des vestiaires, Lima remet tout le monde à égalité mais ses équipiers ne retiennent pas la leçon et Allan Brandi profite d'un nouveau flottement dans la défense russe pour réaliser un doublé.

Les Russes ne s'en relèveront pas. Incapables de trouver des espaces dans le système argentin, ils s'en remettent aux accélérations de Robinho et aux fulgurances de Lima. Ils ne trouvent en face que des pieds argentins quand ce ne sont pas les réflexes de Nicolas Sarmiento. Et quand son gardien volant entre en piste, la Russie ne récolte qu'un cinquième but sud-américain, avant de retrouver son réalisme trop tard. Pour la première fois du tournoi, la machine russe a calé.

Les hommes de Diego Giustozzi rêvaient de ce moment depuis si longtemps : l'Argentine décroche la première Coupe du Monde de son histoire ! La Russie se consolera avec un titre de vice-championne du monde, sa meilleure performance dans l'épreuve mondiale